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06/03/2013

Arles Rhône 3 et l'extension du musée d'Arles antique

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C'est en octobre 2013 que le musée départemental d'Arles antique inaugurera son extension, constituée par une aile spécialement conçue pour présenter au public une épave romaine appelée Arles-Rhône 3. Cette épave a été découverte en 2004 par Luc Long à l'occasion des missions de la carte archéologique dans le port romain d'Arelate (l'Arles romaine).

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Maquette du chantier de fouille présentée au musée départemental d'Arles antique.

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Détail de la maquette présentant la fouille à l'aide de la "suceuse" à air.

Cette épave était située sur la rive droite du Rhône, à proximité de la berge, ou elle reposait entre 4 m et 8 m de profondeur. Elle correspond à un bateau à fond plat qui était adapté à une navigation exclusive en milieu fluvial. Ce chaland de 31 m de longueur et trois m de large est daté du milieu du Ier siècle ap. J.-C.

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Le chantier de relevage de l'épave (photo Mdaa).

L'épave Arles-Rhône 3 est en parfait état de conservation avec son mobilier de bord (céramiques et outils) ainsi que sa cargaison constituée de blocs de pierre calcaire. Elle a été préservée pratiquement dans toute sa longueur, de la poupe à la proue. Le flanc tribord arrière est conservé dans toute son élévation. L'ensemble de ses aménagements internes, liés au matériel de bord et à la cargaison est encore en place.

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Inscription au fer sur le bois de l'épave (photo CNRS/CCJ, C.Durand).

Une inscription imprimée au fer dans le bois du bateau sur son flanc tribord arrière (C.L.POSTV) renvoie au constructeur ou au propriétaire de ce chaland antique. L'état de conservation de l'épave Arles-Rhône 3 est dù à la présence des sédiments fluviaux ainsi qu'à celle d'un important dépotoir la recouvrant et qui était constitué par des centaines d'amphores et de céramiques diverses.

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Photos d'éléments de l'épave lors du remontage à la surface (Mdaa).

L'épave a été découpée en tronçons, ensuite les éléments de l'épave ont été acheminés à Grenoble dans les locaux d'Arc-Nucléart pour un traitement du bois afin d'assurer sa conservation.

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Exemple de travail de restauration par Arc-Nucléart.

Le bateau sera ensuite remonté sur son support muséographique. Le chaland et son support seront ensuite démontés et acheminés dans le musée d'Arles afin de procéder au remontage final dans l'extension prévue à cet effet.

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L'extension du musée destinée à présenter au public le chaland romain.

La nouvelle aile du musée de plus de 800 m2 recevra en son centre la barge Arles-Rhône 3 qui sera présentée comme si elle était à quai. L'extension à travers trois thèmes développés, le port antique et ses métiers, le commerce et la navigation présentera plus de quatre cents objets.

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L'emplacement du chaland.

Le calendrier des travaux prévoit la présentation au public de l'épave romaine en octobre 2013. En attendant on peut suivre l'évolution des travaux au musée. 

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Panneaux d'exposition avec fenêtres sur l'extension muséographique.

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Schéma de la présentation publique du chaland.

Musée départemental d'Arles antique : ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h. Fermé le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et le 25 décembre.

http://www.arles-antique.cg13.fr/

Site Arles-Rhône 3 : www.arles-rhone3.fr

Remerciements : ils s'adressent au Musée départemental d'Arles antique pour l'autorisation de photographier ainsi qu'au Conseil général des Bouches-du-Rhône pour l'utilisation des photos de son site Arles-Rhône 3. 

19/02/2013

Carte archéologique de la Gaule : BEZIERS 34/4

Le volume de la carte archéologique de la Gaule consacré à Béziers vient de paraitre. Ce volume de plus de 400 pages est un pré-inventaire archéologique dont les auteurs principaux sont Daniela Ugolini et Christian Olive avec la collaboration de Elian Gomez. Les découvertes archéologiques des années 1990-2000 tendent à prouver que ce sont les Grecs qui ont fondé la ville primitive Béziers 1 des années 600/575 à 300 avant J.-C. Après une longue période d'abandon les Gaulois Longostalètes réoccupent le site Bettara, Béziers II 200-36 avant J.-C.  La colonie de droit romain Colonia Urbs Julia Baeterrae, Béziers III est fondée en 36 avant J.-C.

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Ce volume est consacré aux découvertes effectuées dans la ville de Béziers et sa campagne environnante. C'est le volume 34-4 de la carte archéologique de la Gaule consacrée au département de l'Hérault; Il fait suite aux volumes 34-1 Le Lodévois, 34-2 Agde et le Bassin de Thau et 34-3 Le Montpelliérais. Il sera suivi cette année par la publication du volume 34-5 Le Biterrois occidental.

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Cette étude prend en compte l'ensemble des découvertes archéologiques effectuées sur le territoire communal : des plus anciennes (mentionnées au XVIIe siècle), en passant par celles nombreuses consignées dans les Bulletins de la Société Archéologique Scientifique et Littéraire de Béziers jusqu'aux plus récentes découvertes (fortuites, prospections, diagnostics, fouilles).

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Coupe attique à figures rouges IVe siècle av. J.-C. place de la Madeleine.

Cet ouvrage Carte Archéologique de la Gaule Béziers 34/4 est publié par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres Ministère de l'Education Nationale, Ministère de la Recherche Ministère de la Culture et de la Communication Maison des Sciences de l'Homme.

18/02/2013

Saint Jean d'Alcas village fortifié du Larzac

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La façade principale du village fortifié

Saint Jean d'Alcas est un village médiéval fortifié qui est situé à proximité de Roquefort dans le département de l'Aveyron.  On trouve dans les textes une mention en 1153 du Mas d'Olcas qui est formé de quelques maisons et d'une église dédiée à Saint jean le Baptiste. En 1170 il devient un village qui appartient aux Cisterciennes de l'abbaye de Nonenque. La construction du fort incluant dans son périmètre l'église déjà fortifiée date de 1439-1445.

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La porte d'entrée du village.

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Plan du fort.

Le village est entouré d'une enceinte de 62 mètres de long et 37 mètres de large, encadré par quatre tours d'angle. On trouve à l'intérieur de l'enceinte deux uniques rues parallèles qui sont bordées de petites maisons qui sont pratiquement identiques et qui possèdent pour la plupart des fenêtres à meneau.

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Maison du XVème siècle.

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Fenêtre à croisillons décorée d'un cordon XVème siècle.

Vous aurez plaisir à visiter ce site qui a été magnifiquement restauré (prix Trophée de la Tour d'Or en 1988). Situé à l'écart, il vaut le détour pour sa beauté et l'influence cistercienne. Bonne visite.

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Enceinte et tour d'angle.

Les photographies et textes présentées sur ce site sont protégées par le droit d'auteur et ne doivent en aucun cas être publiées sur un site internet ni diffusées sur un support papier, quel qu'il soit, sans l'autorisation de son auteur. Conformément au Code de la Propriété Intellectuelle, seules sont autorisées les "copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective" (art L122-5). Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans consentement de l'auteur, est illicite (art L122-4) et constituera une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle.


10/02/2013

Les orgues d'Ille sur Têt

 

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Vue générale du site. 

Je vous invite à découvrir aujourd'hui un site emblématique des Pyrénées-0rientales qui est situé au pied du massif du Canigou dans le Roussillon, les orgues d'Ille-sur-Têt. Ce site naturel constitue un paysage géologique parmi les plus spectaculaires de France. Il a été classé en 1981.

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Les orgues, fantaisie de l'érosion.

Le site des orgues est situé à mi-chemin entre Prades et Perpignan. Le terme d'orgue est habituellement utilisé pour désigner la forme prismatique d'une coulée de lave basaltique. Il est ici localement utilisé pour désigner ce qu'il serait plus juste d'appeler des cheminées de fées. 

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Des orgues émergent dans un paysage verdoyant avec en fond de toile le Canigou.

Les orgues sont des constructions fragiles et éphémères qui dessinent un amphithéâtre aux parois sculptées de gigantesques colonnes d'une hauteur de 10 à 12 mètres. L'endroit ou l'on chemine était autrefois une colline. L'érosion a fait son oeuvre. Quantité de matière a été déblayée par le ruissellement. Le lieu a pour nom Ribéral ce qui peut se traduire par "né des rivières". Les sources et ruisseaux y sont en effet nombreux.

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Chapeau coiffant une orgue.

Au Pliocène il y a environ 5 millions d'années, l'érosion a déblayé le manteau d'altération, arène granitique qui recouvrait le plateau de Montalba qui domine le site. Les rivières ont transporté des sables et des argiles dans le golfe marin tout proche, qui s'est alors progressivement comblé. Ces alluvions forment aujourd'hui la matrice des orgues. Une sorte de conglomérat composé de graviers et de galets à ciment argileux forme un niveau protecteur qui constitue le chapeau des orgues et assure temporairement leur protection. Lorque la coiffe disparait, les colonnes s'affaissent.

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Autre exemple de coiffe.

Depuis l'accueil un cheminement d'environ 800 m vous conduira au centre du site. Tout au long du parcours des piquets en bois numérotés correspondent à des haltes qui sont décrites dans un guide que l'on vous remettra à l'entrée. Bonne visite.

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Les photographies et textes présentées sur ce site sont protégées par le droit d'auteur et ne doivent en aucun cas être publiées sur un site internet ni diffusées sur un support papier, quel qu'il soit, sans l'autorisation de son auteur. Conformément au Code de la Propriété Intellectuelle, seules sont autorisées les "copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective" (art L122-5). Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans consentement de l'auteur, est illicite (art L122-4) et constituera une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle.

31/01/2013

Assemblée générale de l'ASPAHC

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L' Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Archéologique et Historique de Castelnau-de-Guers (ASPAHC) organise son assemblée générale le samedi 2 février à 17h00 à la salle du Peuple du village.

Après la présentation des rapports d'activités et financiers, des vidéoprojections seront présentées au public, suivies du traditionnel vin d'honneur. 

 

22/01/2013

28ème Bourse Fossiles Minéraux de Nîmes

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La 28ème bourse aux Minéraux et Fossiles de Nîmes se déroulera au stade des costières les 25-26-27 janvier 2013 de 9h à 19h. Organisée par l'association ABMF cette manifestation permettra de voir et d'acquérir des milliers de minéraux, de pierres plus ou moins précieuses, de fossiles, d'ouvrages du BRGM (cartes géologiques, posters...) présentés par 47 exposants. Un vaste espace dédié aux ateliers pédagogiques gratuits accueillera en particulier pour la première fois un atelier BD proposé par Idée+

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Une vitrine de prestige présentera une quinzaine de fluorines de très haut niveau (collections de particuliers) toutes issues de mines du sud de la France (Burc, Fonsante, Peyrebrune...)

Prix d'entrée 3,50 € adultes, 1,50 € enfants.

27/12/2012

Sites templiers et hospitaliers du Larzac

3-Le Viala-du-Pas-de-Jaux

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La tour du Viala.

Poursuivant notre périple à travers la route des sites templiers du Larzac, nous voici au Viala-du-Pas-de-Jaux près de Roquefort. La tour grenier fortifiée du Viala a été érigée en 1430 par les chevaliers de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem. 

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La tour et le logis des chevaliers.

La tour d'une hauteur de 27 m comporte cinq étages. Le rez de chaussée est voûté et des planchers portent les quatre autres niveaux. 

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Le chemin de ronde avec mâchicoulis.

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Le toit de la tour refait en lauzes.

La vocation de cette tour était d'assurer la protection des habitants durant les périodes d'insécurité, mais également leurs animaux et aussi leurs biens. L'association de la Tour du Viala-du-Pas-de-Jaux qui a été créée en 1981 a pu acheter depuis sa création les différents bâtiments et restaurer puis ouvrir au public l'édifice. Les différents niveaux montrent des expositions variées sur les vestiges archéologiques trouvés dans les dolmens des environs du Viala, sur les plantes, vieux outils, le pastoralisme etc.

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Un niveau de la tour avec cheminée et intérieur reconstitué.

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Exposition d'outillage ancien et sur la flore locale.

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Vue du village depuis le sommet de la tour.

La tour du Viala-du-Pas-de-Jaux est la plus vaste et la plus élevée du Larzac. Elle se visite durant toute l'année.

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Bonne visite !

Les photographies et textes présentés sur ce site sont protégés par le droit d'auteur et ne doivent en aucun cas être publiés sur un site internet ni diffusés sur un support papier, quelqu'il soit, sans l'autorisation de son auteur. Conformément au code de la propriété intellectuelle, seules sont autorisées les "copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective" (art L122-5). Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans consentement de l'auteur, est illicite (art L122-4) et constituera une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle.

 

28/11/2012

Nouvelles découvertes sur les dolmens lodévois

La région de lodève est riche en sépultures mégalithiques. Ces dolmens qui sont des sépultures collectives du Néolithique ont des architectures complexes. Durant leur longue utilisation  ces chambres sépulcrales ont connu des transformations. Divers artefacts y ont été trouvés qui sont autant de témoignages des savoir-faire et des croyances de l'époque. 

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Noisette Bec Drelon doctorante en Préhistoire à l'Université d'Aix-en-Provence présente une conférence à la salle des conférences de lodève mardi 4 décembre à 18h  sur le thème des "Nouvelles découvertes sur les dolmens lodévois" enquète sur les architectes du Néolithique.

Entrée libre.

08/11/2012

Sites templiers et hospitaliers du Larzac

2- Sainte Eulalie de Cernon

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Vue générale du bourg.

Nous poursuivons notre circuit du Larzac Templier et Hospitalier (voir note du 19 aout 2012) par la découverte de la Commanderie Templière et Hospitalière de Sainte Eulalie de Cernon (XIIe-XVIIIe siècles) qui est la mieux préservée de France.

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Tour et porte principale.

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Vue rapprochée de la porte principale.

Les Templiers ont construit à Sainte Eulalie leur Commanderie qui sera leur siège, lorsqu'ils se sont installés sur le Larzac au XIIème siècle. Au XIVème siècle les Hospitaliers qui leur ont succédé ont poursuivi son aménagement. C'est au XVème siècle qu'ils ont édifié les remparts avec des tours d'angle et les portes fortifiées autour du bourg.

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La porte principale vue depuis l'intérieur du bourg.

Le village est protégé par une enceinte de forme trapézoïdale. Elle a été élevée de 1442 à 1446. Le mur d'enceinte a conservé sa hauteur initiale de 10 à 12 mètres. Des maisons sont venues s'appuyer contre la muraille au  XIXème siècle.

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Les trois tours à l'entrée de Sainte-Eulalie.

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Crénelage d'une tour ronde.

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Crénelage d'une tour carrée.

On prendra plaisir en déambulant dans les ruelles de Sainte-Eulalie à découvrir les vieilles habitations. A ne pas manquer une maison du XVème siècle qui est contemporaine de l'enceinte. Elle a été remaniée et embellie au XVIIème siècle. A voir sa terrasse à balustre, son escalier extérieur et sa tourelle d'escalier.

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Maison des XV-XVII ème siècles.

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La tourelle d'escalier.

Arrivé à la place au centre du village on pourra découvrir la fontaine en pierre du XVII ème siècle ainsi que l'église des Templiers qui date du XII ème siècle et dont le sens a été inversé en 1642.

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La place du village.

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La fontaine en pierre.

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L'église.

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le portail d'entrée de l'église.

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Pavage décoratif du portail de l'église.

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Les stalles de l'église de Sainte-Eulalie.

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Détail d'un siège sculpté.

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Cuve des fonds baptismaux.

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Façade ornée de fenêtres à meneaux.

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Bonne visite de ce village qui a été classé en 2011 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

(Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur de ce blog).

 

18/10/2012

Exposition Mines et minéraux en Cévennes

Il reste encore quelques jours pour aller visiter l'exposition  "de Roches et d'hommes mines et minéraux en Cévennes". Celle ci est présentée au musée cévenol du Vigan jusqu'au 2 novembre 2012. L'exposition retrace l'activité minière dans la région de Saint-Laurent-le-minier.

C'est d'ailleurs cette intense activité minière de recherche du minerai argentifère qui débuta au XIIIème siècle qui a engendré la naissance du bourg de Saint-Laurent-le-minier. Les travaux archéologiques menés depuis les années 80 par Marie-Christine Bailly-Maître ont permis l'étude de plus de 80 sites conservés dans leur état d'abandon. Certains travaux noyés ont livré lors du pompage de puits du mobilier en bois et cuir parfaitement conservés (coins, ébauche de cuillière, sac) ainsi que des céramiques qui sont présentées au public.

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Pointerolle en fer de la mine de Petra Alba.

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Table de concassage en grès.

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Cruches de l'Ugèze, site de Pous fin 13ème siècle.

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Morceau de sac ou d'outre, puits du site de Pous 13ème-14ème siècle.

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Verre à boire mine de Petra Alba, fin 13ème siècle.

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Ebauche de cuillière en bois, mine de Pous. 

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Coupelle en fer 13ème ou 14ème siècle servant de lampe aux mineurs.

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Fragments de céramiques des 13ème et 14ème siècles mine de Pous.

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Rouleau en bois disposé à la base d'un puits servant à renvoyer la corde de traction lors de la remontée du minerai (13ème siècle).

 

La deuxième grande phase d'exploitation minière voit le jour quelques années après la découverte d'un gisement de zinc en 1870  au lieu-dit "les Malines" près de Saint-Laurent-le-minier. C'est en 1885 que la première concession minière des Malines est attribuée. Les travaux les plus importants seront menés à partir de 1968 jusqu'à la fermeture de la mine en 1992 (plus de 300 km de galeries). La France a été un producteur honorable de plomb grace à la mine des Malines dont la production totale de plomb est estimée à 1,8 Mt métal entre 1880 et 1991. 

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Plaque de la Société des Mines des Malines.

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Panneaux d'exposition et vitrine avec outils utilisés dans les mines.

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Actions minières.

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Tenue de mineur années 80-90.

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Barrette de mineur (casque en cuir bouilli) 19ème siècle.

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Lampes de mineur.

 

Pour les minéralogistes, les Malines est un des plus beaux gisements français de minéraux. La mine des Malines a fourni un grand nombre d'échantillons de diverses espèces qui présentent un véritable intérêt minéralogique et esthétique. Trois vastes réseaux ont fourni la plupart des échantillons: les Vieux travaux, La Sanguinède et les Cèdres.

Les espces minérales suivantes y ont été découvertes: Anglésite, Anhydrite, Aragonite, Aurichalcite, Azurite, Barytine, Bournonite, Brochantite, Calcite, Cérusite, Cesarolite, Chalcopyrite, Cuprite, Devilline, Dolomite, Epsomite, Fluorine, Galène,Goethite, Greenockite, Gypse, Halotrichite, Hémimorphite, Hydromagnétite, Hydrocarbures, Hydrozincite, Kténasite, Krausite, Langite, Linarite, Magnésiocopiapite, Malachite, Massicot, Mélantérite, Mimetite, Oxyplumboromeite, Posnjakite, Pyrite, Pyromorphite, Quartz, Römerite, Rosasite, Rozénite, Serpiérite, Sidérite, Smithsonite,Soufre, Sphalérite, Tétraédrite, Zincrosasite.

Source: Minéralogie de la mine des Malines, Gard Daniel Gol, Alain Martaud, Nicolas Meisser et Pascal Chollet dans Mines et minéraux des Malines, Le règne minéral Hors série XVI-2010.

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Vitrine sur les minéraux des Malines.

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Barytine en pompoms (collection E. Petris).

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Baryte crétée (collection M. Boudard).

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Baryte sur pyrite (collection A. Martaud).

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Baryte tabulaire (collection A. Martaud).

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Les minéraux du zinc.

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Minéraux des Cévennes Viganaises.

Cette exposition vaut le déplacement puisque de nombreux documents figurant dans l'exposition sont présentés au public pour la première fois. On trouvera en vente le catalogue de l'exposition ainsi que le numéro hors série de la revue "Le règne minéral" qui est consacré à la mine des Malines.

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Affiche et couverture du catalogue d'exposition.

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Numéro Hors série du Règne minéral "Mines et minéraux des Malines".

 

Vidéo sur l'expo: REGorPlXN-8

Bonne visite !

Photographies réalisées le jour de l'inauguration de l'exposition.

(reproduction interdite sans autorisation de l'auteur du blog)