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29/06/2013

Le Pog de Montségur

 

De longue date je révais d'aller découvrir le "pog" de Montségur, pour son histoire et l'émotion qui se dégage en ce haut lieu du Catharisme qui est situé au coeur des Pyrénées ariégeoises. Tout le monde connait l'histoire de ces cathares qui se désignaient eux mêmes comme "Bons Hommes" et "Bonnes Dames" ou "Bons Chrétiens"  et qui furent victimes de l'Eglise et de l'intolérance et périrent sur le bûcher allumé le 16 mars 1244. J'ai ressenti une émotion intense en visitant ces lieux et à l'évocation de l'épisode tragique, à l'écoute d'un guide formidable qui pour une fois n'avait pas l'accent pointu ! car il était originaire du coin. Je vous l'avoue, je ne suis pas un adepte des visites guidées, je préfère visiter les sites de manière libre en prenant tout mon temps pour cela et  en me documentant à l'avance. Lorsque je ne peux pas faire autrement que de suivre (ou subir) une visite guidée ça m'agace fortement lorsque je constate que ça n'est pas quelq'un du cru qui est employé comme guide.... 

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Le "Pog" ou piton calcaire de Montségur et son château.

Revenons au château de Montségur. Ce que l'on peut voir aujourd'hui au sommet du pog est postérieur à l'époque des cathares. Il s'agit en effet des vestiges d'une forteresse royale  qui a été élevée à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle en lieu et place de la partie centrale de l'ancien castrum. Cette forteresse a jusqu'au XVIe siècle assuré le rôle de poste de surveillance avancée du royaume des Lévis qui était le nouveau seigneur des lieux après la reddition cathare de 1244.

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La forteresse vue de côté.

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La forteresse vue de face et son entrée.

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la porte d'entrée de la forteresse.

Du parking, pour atteindre le sommet du pog qui se trouve à 1200 m d'altitude il faut compter entre 20 et 30 mn d'ascension sur un sentier accidenté. Arrivé au sommet on découvre la forteresse qui est composée de deux parties bien distinctes, le donjon et la cour intérieure. Si aujourd'hui la cour est vide, à l'époque de la garnison elle abritait divers bâtiments. On accédait au donjon par un escalier en bois qui était escamotable. Aujourd'hui on accède au donjon en le contournant par l'extérieur et par un passage éventré. On peut voir une citerne à son rez-de-chaussée.

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Vestiges d'un mur de défense sous le donjon.

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Je donne l'échelle au pied du donjon.

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 Le donjon qui est solidaire des murs de l'enceinte.

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 La citerne et au-dessus restes du cellier au premier étage du donjon.

A l'opposé de la porte par laquelle on est entré dans la citadelle, la seconde porte donne accès aux terrasses nord. On peut y découvrir les vestiges du village qui était occupé par les cathares. L'habitat (dont seulement trente pour cent a été fouillé à ce jour) s'étageait sur trois niveaux de terrasses jusqu'au bord du vide. On peut y voir des escaliers taillés dans le rocher, des pans de mur et des citernes. 

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Vestiges d'une maison.

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Reconstitution d'une maison "cathare" de Montségur  (source musée de Montségur).

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Au centre, Roc de la tor, emplacement d'une tour de guet surplombat une falaise de 80 m.

Le site de Montségur ne se résume pas à sa seule forteresse. Il est le symbole de la résistance en terre du Languedoc. Alors que tout le pays était soumis aux croisés Montségur a résisté aux assauts répétés de plusieurs milliers d'hommes. Le siège de Montségur a duré pendant 10 longs mois. Ces cathares qui n'ont jamais voulu renier leur foi devant l'inquisiteur (plus de 250) ont péri brulés vifs sur le bucher le 16 mars 1244. Une stèle a été érigée en souvenir sur le sentier qui mène au pog.

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Le village actuel de Montségur vu depuis le pog. 

Au coeur du village se trouve le musée archéologique qui permet de compléter la visite du château. Des maquettes sont exposées ainsi que de nombreuses vitrines montrant les objets de la vie quotidienne des cathares dans leur village situé en contre bas du castrum de Montségur. (ça fera l'objet d'une prochaine note).

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La stèle aux cathares.

Je recommande ce site : www.espritcathare.org

Un grand merci au guide Fabrice Chambon !  guide.htm   

 

 

 

 

 

 

27/06/2013

Le musée Fleury de Lodève

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Le musée de Lodève est installé dans un hôtel particulier des XVIe et XVIIe siècles, maison natale du cardinal de Fleury qui fut le principal ministre de l'Etat sous Louis XV. Le bâtiment s'articule autour d'une cour centrale qui est ornée d'un pavage de galets. Le bâtiment est classé au titre des monuments historiques. Le rez-de-chaussée sert de lieu d'exposition d'oeuvres d'art et une salle présente des stèles discoïdales qui ont été découvertes à Usclas-du-Bosc.

Mais le plus grand attrait de ce musée se situe à l'étage ou l'on pourra y découvrir la très grande richesse géologique et paléontologique du lodévois. L'autre atout majeur de ce musée est représenté par les collections d'archéologie préhistorique avec des centaines d'objets et de vases qui ont été trouvés dans les nombreuses grottes et monuments mégalithiques de cette région de Lodève.

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La cour pavée.

C'est en 1987 que ces collections ont été présentées au musée Fleury. Auparavant c'est dans la chapelle des Carmes qu'étaient réunis ces trésors depuis 1963. Et il convient de mentionner et de rendre hommage à celui qui est à l'origine de cette importante collection et dont on se demande bien pourquoi son nom n'est jamais cité dans la présentation officielle des collections du musée.

Ce monsieur à qui l'on doit ces belles découvertes s'appelait Charles Bessière, j'ai eu la chance de le rencontrer lorsqu'il était conservateur du musée Audibert qui était alors installé dans la chapelle des Carmes. Selon Georges Demathieu de l'Université de Bourgogne Charles Bessière est le premier a avoir  découvert dès 1960  des empreintes de pas de dinosaures dans les causses du sud de la France.

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Vitrines présentant la géologie. 

Le Lodèvois est connu des géologues et des paléontologues pour ses terrains de couleur rougeatre appelés localement  "ruffes" qui ont livré autrefois lors de l'exploitation de carrières à Rabejac ou lors des travaux liés à la recherche de l'uranium, de nombreuses empreintes de pas de reptiles, mais aussi des végétaux, des empreintes de gouttes d'eau et plus rarement des ossements de vertébrés. On y a aussi découvert des empreintes de libelulles géantes. Ces terrains datent d'environ 290 millions d'années, ils correspondent à la fin de l'ère Paléozoïque, étage du Permien. Le musée de Lodève présente de nombreuses pièces de cette période géologique.

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Trilobite Niobella fourneti dans un nodule de l'Ordovicien de Péret.

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Conifère (Octavia hypnoides), les Tuilières, Autunien gris de Lodève.

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Cônes de conifère type Walchia.

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Empreintes de Dimetropus nicolasi, Saxonien de Rabejac.

 

 

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Tibia droit d'Onchiodon (Amphibien) sur un fragment de dalle du Permien de Lodève.

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Empreinte et contre-empreinte de Triopsidés (crustacés).

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Empreintes de pas d'un animal marchant à petits pas dans l'eau (Salichnium pectinatus).

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Vitrines présentant divers fossiles, du Carbonifère supérieur au Jurassique.

Il y a environ 250 millions d'années des ancètres des crocodiles ont laissé leurs empreintes de pas sur des fonds marécageux. Au Nord de Lodève, près de Fozières des contre-empreintes de pas de Cheirotherium ont été trouvées dans des blocs de grès (sable consolidé en une roche très dure). 

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Contre-empreintes de pas de Chirotherium barthii, Trias moyen de Fozières.

On peut aussi voir dans le musée des fossiles du Secondaire, ammonites, crocodilien, ichtyosaures ainsi qu'une vitrine présentant des vertébrés quaternaires.

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Fragment de palais de Teleosaurus sp. (crocodile marin) du Jurassique inférieur.

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Côtes d'Ichtiosaurus (reptile marin).

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Défense d'éléphant.

Le musée présente aussi des collections importantes d'archéologie, préhistoire (période néolithique) antiquité, ainsi que des stèles discoïdales. 

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Vases à cordons néolithiques.

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Vase orné de pastilles au repoussé.

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Vitrines présentant la période antique.

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Céramique sigillée de la Graufesenque.

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Stèles discoïdales.

Pour visiter le musee de Lodève :  le-musee-pratique

(Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur)

17/06/2013

Excursion archéologique à Saint-Rémy-de-Provence

L'ASPAHC organise une excursion archéologique dans les Bouches-du-Rhône le 30 juin 2013. Cette sortie permettra de découvrir la cité antique de GLANUM au pied des Alpilles. Cette cité antique de l'empire romain a connu son apogée à l'époque du premier empereur romain Auguste. C'était auparavant une cité grecque -Glanon- vouée à un dieu guérisseur.img02.jpg

Les Antiques, arc et mausolée.

A l'entrée du site on pourra découvrir l'arc de triomphe et le mausolée que l'on désigne sous le nom de "les Antiques" de Saint-Rémy-de-Provence. Puis on visitera la cité antique qui révéle un urbanisme exemplaire et d'importants monuments religieux et civils. 

Ensuite nous nous dirigerons à Fontvieille ou l'on pourra voir le moulin rendu célèbre par Alphonse Daudet dans "Les lettres de mon moulin". Nous visiterons ensuite l'ensemble monumental de l'acqueduc et de la meunerie gallo-romaine de Barbegal.

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Le moulin de Daudet.

Renseignements et inscriptions: le déplacement s'effectuera en bus avec un départ à 8h30 devant la mairie de Castelnau-de-Guers. Le prix est de 27 € par personne pour le trajet. Prévoir le piquenique, l'entrée au site de Glanum est à règler sur place 6 €…

Inscriptions jusqu'au 20 juin par chèque libellé au nom de ASPAHC à adresser à ASPAHC 8 bis place de la mairie 34120 Castelnau-de-Guers. Tel: 04-67-98-04-58

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Vue aérienne du site de GLANUM (photo DRAC paca SRA).

 

10/05/2013

Publication: La cathédrale Saint-Etienne d'Agde

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Dans une présentation moderne et pratique voici une nouvelle collection consacrée au patrimoine bâti de la ville d'Agde. Spécialistes du Patrimoine, historiens de l'art, archéologues du bâti, les auteurs, agathois ou amoureux d'Agde et de ses richesses, donnent de la ville et de ses monuments une vision scientifique, certes, mais destinée au plus grand nombre.

Un ouvrage sous la direction de Michel Adgé et Jean-Claude Rivière, se déclinant en trois volumes:

  • Saint-Etienne d'Agde: origines, construction et architecture
  • Saint-Etienne d'Agde: décor, mobilier
  • Saint-Etienne d'Agde: textes, documents, iconographie

Chaque volume, au format 18x12,5, se présente sous une couverture illustrée d'une quadrichromie. Le choix d'un format "pratique" offrira aux lecteurs l'opportunité de découvrir les monuments décrits, en compagnie de ces ouvrages faisant alors office de guides de visite. Pour faciliter cet usage les deux premiers volumes,  origines, construction et artchitecture et décor, mobilier, comporteront un plan destiné à accompagner le visiteur. 

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Restitution hypothétique de l'église Sainte-Marie.

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Saint-Etienne d'Agde, restituée hors de son contexte (E. Martin, 1873).

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Chapiteau de l'arc triomphal.

Les volumes 1 et 2 seront disponibles fin juin 2013 le volume 3 devant parâitre en décembre 2013.

Une souscription est ouverte jusqu'au 31 mai 2013, volume 1 prix de souscription 18€ (prix public prévu 21€) volume 2 prix de souscription 10€ (prix public prévu 12€)

Pour commander: A2C éditions 1 place Jean-Jaurès 34920 Le CRES

 

 

09/05/2013

Le Museum d'Histoire Naturelle d'AIX-en-PROVENCE

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Portail d'entrée de l'Hôtel Boyer d'Eguilles.

Le muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-Provence a été fondé par le géologue Henri Coquand en 1838. Il est installé dans l'Hôtel d'Eguilles qui date du XVIIIème siècle et  qui est classé à l'inventaire des Monuments historiques.

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La façade de l' Hôtel Boyer d'Eguilles.

Les collections du muséum renferment plus de 670 000 spécimens dont une majorité d'herbiers et de fossiles. Ces fossiles sont issus des fouilles effectuées par le muséum depuis plus de 15 ans. La région d'Aix-en-Provence est célébre pour ses nombreux sites de pontes d'oeufs de dinosaures. Ces dernières années de nombreux restes osseux de dinosauriens ont été mis au jour dans cette région.

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Crâne de titanosauridé.

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Phalange et griffe de domaesauridae.

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Humérus de titanosaure.

On peut découvrir des éléments d'un squelette de rhabdodon qui a été découvert lors de fouilles menées sur le site de Couperigne à Vitrolles en 2007. Une vitrine présente plusieurs fossiles vieux de 70 millions d'années qui ont été découverts le long de l'autoroute A8 entre Chateauneuf-le-Rouge et Saint-Maximin.

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Fragments de mandibules de Rhabdodon. 

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Vitrine présentant des fossiles découverts à l'occasion des fouilles paléontologiques préventives effectuées sur le chantier de l'autoroute A8 en 2006.

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Crânes de tortues fossiles.

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Dents de crocodiliens.

Tous ces fossiles illustrent la diversité des dinosaures européens et de très nombeux nids fossiles découverts dans la région d'Aix en Provence. Des squelettes de titanosaure, d'un allosaure, d'un hadrosaure et d'un oviraptor sont également exposés. On découvrira des reconstitutions de rhabdodon, d'ankylosaure, de dromasaure et de titanosaure.

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Fouille d'un nid d'oeufs de dinosaure à Aix ( Crédit photo Muséum d'Aix).

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Oeufs de dinosaures.

Outre les fossiles du Crétacé on peut voir quelques pièces remarquables comme un tronc d'arbre du Permien du Var (220-280 MA) ou des poissons des plâtrières d'Aix du Tertiaire.

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Tronc d' Eusigillaria.

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Mandibule de Ronzotherium (Rhinocérotidé) les Milles, Oligocène inférieur (-34 à - 28 Ma).

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Prolebias (poisson) des plâtrières de Célony (Oligocène-Tertiaire).

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Flabellaria (palmier) des plâtrières de Célony.

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Tortue de Venelles (Bouches-du-Rhône) Aquitanien (Miocène-Tertiaire 20 MA).

La visite se poursuivra avec une présentation des hominidés, de l'outillage lithique de l'homme préhistorique ainsi que des vitrines présentant la faune naturalisée de la région Aixoise. Ce sera aussi l'occasion d'admirer des plafonds peints ainsi que de magnifiques portes décorées.

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Plafond peint.

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Porte peinte.

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Reconstitutions de dinosaures.

Museum d'Histoire Naturelle d'Aix-en-Provence

6 rue Espariat

Ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 13h à 17h.

www.museum-aix-en-provence.org

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07/05/2013

Exposition au Musée archéologique de Nîmes

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"Au fil de l'épée, Armes et guerriers en pays celte méditerranéen" : le musée archéologique de Nîmes présente une exposition temporaire du 4 mai au 31 décembre 2013. On pourra y découvrir quel était l'armement des guerriers à Nîmes et sa région avant et pendant l'occupation romaine.

Notre association ASPAHC a consenti à cette occasion au prêt du mobilier archéologique de la tombe protohistorique de Saint-Antoine, qui a été présentée précedemment à Bribacte, Lattes et Ambrussum.

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Le 37e colloque international de l'AFEAF qui se déroulera à Montpellier du 8 au 11 mai 2013 salle Rabelais (27 Boulevard Sarrail) visitera cette belle exposition ainsi que celle qui est en place au musée de Lattes "Une odyssée gauloise. Parures de femmes à l'origine des premières circulations entre la Grèce et la Gaule."

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28/04/2013

Exposition au Musée de préhistoire de Tautavel : Néandertal l'européen

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L'exposition "Neandertal, l'Européen" vous invite à la rencontre d'une fascinante humanité, antérieure à la nôtre, qui s'est éteinte vers 30 000 ans avant notre ère.

Que savons-nous de ces hommes de Néandertal, dont l'évolution commence il y a quelque 500 000 ans en Europe, avec les anténéandertaliens ? Quelles différences anatomiques constate-t-on par rapport à nous ? Dans quel(s) contexte(s) climatique(s) vivaient-ils ? Quelle faune et quelle flore côtoyaient-ils ? Quelle était leur mode de vie ? Quand et comment ont-ils disparu ?

La Direction de l'Archéologie du Service public de Wallonie, le Musée de la Préhistoire en Wallonie et le Musée de Préhistoire de Tautavel vous présentent l'état actuel des connaissances sur ces hominidés.

Dans le Languedoc-Roussillon, les sites de la Crouzade, de Bize ou encore de l'Hortus permettent de mieux connaître ces hommes de Néandertal, leurs habitudes de vie et certains de leurs rites. Des résultats inédits sur ces sites régionaux sont présentés dans l'exposition.

Exposition temporaire du 27 avril 2013 au 6 janvier 2014.

http://www.tautavel.com/

27/04/2013

Une odyssée gauloise, exposition Musée de LATTES

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Voici une nouvelle exposition proposée par le Musée Henri Prades à Lattes du 27 avril 2013 au 12 janvier 2014, "Une odyssée gauloise" Parures de femmes à l'origine des premiers échanges entre la Grèce et la Gaule.

Avant la fondation de Marseille par les Phocéeens en 800 avant J.-C., le Nord-Ouest de la Méditerranée était pour les Grecs un terrain d'aventure et d'exploration. Ils y cherchaient des produits rares, comme le cuivre, l'étain ou l'ambre.

Du Languedoc à la Sicile, l'exposition suit le parcours fabuleux d'objets, la plupart du temps des parures féminines en bronze, d'un bout à l'autre du monde connu des Grecs, du coeur de l'Europe celtique jusqu'au Caucase.

Le dispositif scénographique fait la part belle à des maquettes et autres reconstitutions de scènes de vie traitées à la manière de bande dessinées. De même, des frises d'images audio-visuelles animées sur l'écran, sur tablettes et sur cartels de vitrines, permettent d'appréhender les vestiges archéologiques exposés tout en abordant le contexte économique et les conceptions religieuses et mythiques dans lesquelles ces explorations prenaient place.

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Exposition reconnue d'intérét national par le Ministère de la Culture et de la Communication.

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390 avenue de Pérols-LATTES

museearcheo.montpellier-agglo.com

08/04/2013

La Motte un site de l'âge du Bronze dans le lit de l'Hérault à Agde

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Localisation du site.

Le site de la Motte est situé sur la commune d'Agde, dans le lit du fleuve Hérault à 4,5 km de son embouchure. Il a été découvert en 2003 au cours d'une prospection subaquatique par C. Tourrette, P. Moyat et l'association IBIS d'Agde. Le site qui est conservé à une profondeur de 4 à 7 m est connu en particulier par la découverte en place d'un dépôt d'objets de bronze (326 pièces) d'une parure féminine qui devait être contenu dans un coffret décoré de disques de bronze (parue exposée au musée de l'Ephèbe d'Agde).

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Vue du dépôt au moment de sa découverte (photo P. Moyat).

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Le dépôt en cours de prélèvement (photo P. Moyat).

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Reconstitution de la parue (dessin Patrick Pliska, CREAM Vienne).

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Eléments restaurés de la parure du site de la Motte exposés au Musée de l'Ephèbe à Agde.

Après une première campagne de fouille programmée en 2011, le site de la Motte vient de faire l'objet d'une seconde campagne de fouilles en mars dernier. Ces travaux sont placés sous la responsabilité scientifique de Jean Gasco (CNRS) et les recherches dans le fleuve sont effectuées par une dizaine de plongeurs/archéologues avec à la fois des plongeurs professionnels et les bénévoles de l'association IBIS.

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Membres de l'association IBIS avant une plongée.

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La base de plongée et le site balisé par des bouées jaunes.

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Vérification du matériel de plongée.

Le site de la Motte est daté de la fin de l'Age du Bronze (III B) aux alentours de 800 avant J.-C. Le fond de l'Hérault conserve des objets qui sont parfois brisés sur place et des pieux dont certains ont des extrémités carbonisées. Le mobilier archéologique est particulièrement abondant et très bien conservé. De nombreux ossements de faune ont été découverts ainsi que des objets en matière organique (cordages, éléments de filet de pèche) et de très nombreuses meules en roche volcanique.

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Mobilier céramique du bronze final (photos IBIS Y.Gasco).

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Céramique brisée en place (photo IBIS C. Bathelemy).

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Pieux en bois (cliché IBIS).

Les sondages ont également permis de dégager de très nombreuses pierres basaltiques. Si selon J.Gasco les relevés effectués par les plongeurs permettent d'entrevoir des assemblages de pierres et des alignements de pieux, il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions définitives. Il se pourrait néanmoins que l'on soit en présence de restes d'habitations (de pècheurs ?) qui seraient installées à proximité d'un gué.

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J.Gasco (au centre) commentant le site de la Motte.

Les recherches sur ce site n'en sont qu'à leur début, c'est un travail de longue haleine. La fouille subaquatique est particulière et en milieu fluviatile encore différente. Les plongeurs/archéologues travaillent généralement par deux et effectuent une plongée d'une heure, dans une eau froide, avec peu de visibilité. Il convient de signaler que si ce site livre un abondant mobilier archéologique dont l'étude est précieuse pour les archéologues, il ne présente aucun intêret pour d'éventuels pillards car ici pas d'amphores complètes qui pourraient se monnayer !

Il y a 2800 ans lorsque cette communautée de la fin de l'Age du Bronze était installée sur le site de la Motte, quel était le niveau du fleuve ? le bras de l'Hérault passait-il d'ailleurs à proximité immédiate du site ? Une campagne de carrotages a débuté et permettra peut être d'élucider la question. Gageons que les prochaines campagnes de recherches apporteront leur lot de découvertes et permettront d'en savoir d'avantage sur cette implantation humaine antérieure à la fondation de la cité d'Agde.

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La carroteuse en fonction près du site de la Motte.


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Remerciements à l'association IBIS et en particulier à C. Tourrette et Yves Gasco.

http://www.ibis-archeosub.com/

(Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur du blog).

 

05/04/2013

Le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens

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Objets d'Art à part entière, les heurtoirs séduisent les photographes, les poètes et les amateurs du patrimoine. Surgissant du passé, iI émane d'eux une sorte de mystère indéfinissable mêlé à une valeur symbolique. Ceci interpelle et contribue à leur mémoire patrimoniale et culturelle.

Des symboles religieux issus du christianisme et de notre culture judéo-chrétienne mais aussi de civilisations plus anciennes, principalement gréco-romaine, sont encore présents.

Pourquoi Neptune, un vautour, un poisson ou une main avec une pomme sur une porte ?

Avec une trame chronologique en filigrane, l'auteur, au gré de promenades dans les rues de la région languedocienne, analyse les heurtoirs. En gardant en parallèle le rôle de la porte, il lance des pistes d'interprétation et développe les symboles les plus significatifs.

Les symboles d'aujourd'hui ont-ils la force dimensionnelle de ceux où le spirituel et la conception de l'univers s'exprimaient par une représentation géométrique ou de ceux issus d'un monde où les dieux puissants de l'Olympe côtoyaient les mortels ?

 

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Heurtoir "à coeur" Pézenas.

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Heurtoir "coq silène" Montpellier.

 

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Heurtoir "à palmette" Lodève.

 

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Heurtoir zoomorphe "chien" Neffiès.

 

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Heurtoir "ouroboros" Pézenas.

 

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Heurtoir "gothique" en fer forgé, Pézenas.

Ce petit patrimoine si riche et si diversié en Languedoc méritait une publication. Le livre que publie Marie-Christine Matray est une étude sur le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens du XVe au XXe siècle. Cette étude porte sur plus de 30 communes du Languedoc et plus de 35 symboles sont étudiés. L'auteur développe dans son livre les différents symboles, les différents styles et l'évolution du travail des métaux.


Ce livre de 92 pages et plus de 140 photos paraitra le 15 avril au prix de 16 €. On peut se le procurer auprès de l'auteur ( frais de port 3,92€ en envoi suivi) contact : invitationpatrimoine@gmail.com