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25/06/2014

Le château Sainte-Marie à Luz-Saint-Sauveur, Hautes Pyrénées

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Vue du château dans la traversée de Luz-Saint-Sauveur.

Ce château a été construit au Xème siècle par les comtes de Bigorre. Bâti sur un éperon rocheux c'était un point stratégique pour défendre la vallée. 

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Photo stéréoscopique du 19 ème siècle.

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Carte postale.

Au XIVe siècle, ce furent les hospitaliers de Saint-Jean et plus tard les chevaliers de Malte qui l'occupèrent puis les Anglais à qui il fut repris en 1404. C'est en effet en 1360 que le château rentre dans le domaine d'Angleterre. C'est le dernier fort que possèdent les Anglais dans le pays avant qu'il leur soit enlevé en 1404 par le comte Clément avec le secours des gentilshommes de Bigorre et de Barèges commandés par Auger de Coffite, grande famille de Luz. Une chapelle attenant au château (Ste Marie du Castet) a subsisté jusqu'à la Révolution de 1789.

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Chemin d'accès au château taillé dans le schiste.

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Vue générale du château depuis son accès.

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La porte du château vue de l'intérieur.

Bien qu'en ruines ce château conserve de beaux restes qui ont été restaurés sous l'autorité de l'architecte des bâtiments de France. On peut y observer deux tours, une ronde et l'autre carrée qui était le donjon. On trouve pour la première fois mention du donjon carré en 1180.

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Le donjon.

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La tour ronde.

L'ensemble de l'édifice avec l'enceinte quadrangulaire, la tour ronde munie de latrines et autrefois couverte de lauzes, les restes d'un logis appuyé à la courtine, date du XIVe siècle.

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La tour ronde vue de l'extérieur du château.

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Emplacement du logis appuyé à la courtine.

Une légende veut que pendant la période où le château était occupé par les routiers et où ils emprisonnaient les gens qu'ils rançonnaient, un jour, les hommes ramenèrent une jeune et jolie fille du village d'Arcizans nommée Marie. Le chef des routiers, la trouvant si belle, plutôt que de la rançonner, voulut la prendre pour épouse. Pendant que son fiancé cherchait à la délivrer et rodait autour du château, Marie priait la Vierge pour qu'elle la délivre.

Le matin des noces, un nuage lumineux apparut dans le ciel bleu, descendit sur le château, et enveloppa la tour ou était enfermée la prisonnière. Un cortège d'anges l'emporta alors au ciel...

Revenu de sa surprise, et manifestant sa colère, le chef des routiers s'exposa sur une fenêtre du château, et s'écroula, tué d'une pierre en plein front, que lui lança avec sa fronde le fiancé.

Le fiancé de Marie, deviendra ermite et s'isolera à la chapelle Saint-Pierre, qui plus tard sera reconstruite en chapelle Solferino. Ainsi, naquis le nom du château Sainte-Marie.

 

Inscrit le 16 octobre 1930 aux Monuments historiques et restauré depuis 1980 le château, propriété privée est accessible au public. Il faut compter 30 mn de marche AR. A Esquièze, juste avant d'entrer à Luz par la D921, prendre à gauche la D172 qui conduit à Vizos. Un étroit sentier s'engage sur la droite, le long du jardin de l'hôtel "le Montaigu".

(Reproduction interdite)

 

12/06/2014

Castelnau de Guers: conférence sur Rennes-le-Château

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L'abbé Sauniere.

L'association du patrimoine ASPAHC organise une conférence sur le thème de Rennes-le-Château: genèse et fantasmes. Un petit village du Razès, posé en équilibre au bord d'une falaise, et un mystère qui a fait et qui fait encore couler beaucoup d'encre. Qui est-ce qui fait que, ces dernières années, cette petite commune voit défiler près de 150 000 visiteurs par an ?

Après avoir abordé l'affaire avec "Béranger Sauniere" et cadré le propos, la suite, l'affaire "sans Béranger Sauniere", nous entraine au coeur d'une opération bien menée et de la diffusion d'un mythe dont la progression apparait n'avoir aucune limite.

Après les légendes thésauraires on atteint au divin, à l'ordre du monde et au fantasme à l'état pur. Rennes-le-Château, c'est la réussite, au-delà de toute espérance, d'un mythe à l'ampleur démesurée, c'est aussi l'aventure de quelques personnages, hors du commun, eux aussi !

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Le diable, église de Rennes-le-Château.

Cette conférence sera animée par Jean-Claude Rivière médiéviste le jeudi 12 juin à 18h00 à la salle du peuple de Castelnau-de-Guers. Entrée gratuite.

06/06/2014

Journées nationales de l'archéologie 7-8 juin 2014

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Voici à l'occasion des journées nationales de l'archéologie, quelques idées de sorties dans le département de l'Hérault. A noter que je ne vous donne que les sites dont l'accès est gratuit, je ne ferai pas de la pub pour ceux qui font payer l'accès aux sites ce jour là !

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Agde, villa gallo-romaine d'Embonne.

Agde, villa d'Embonne visite les 6 et 7 juin à 14h, 15h, 16h (30mn).

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Bessan, la monédière.

Bessan, chantier de fouilles de la monédière vaste habitat protohistorique. Visite commentée samedi 7 de 10h à 12h et de 14h à 16h30 (inscription obligatoire 04 67 00 81 89) 45 mn.

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Habitation reconstituée de Cambous.

Cambous, visite du village préhistorique samedi 7 de 10h à 18h et dimanche 8 de 10h à 12h et de 14h à 18h.

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Château de Puisserguier.

Puisserguier, visite du château (XIIe XVIIe) samedi 7 et dimanche 8 de 10h à 18h.

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Archeo-balade proposée par la communauté de communes Le Minervois "de dolmens en oppida" visite de deux dolmens et d'un oppidum samedi 7 juin de 15h à 18h (inscriptions au 04 68 91 31 50).

Des conférences et des expositions sont aussi au programme de ces journées, consulter le site de la DRAC. Bonnes visites.

20/05/2014

La chapelle Saint-Eutrope à Castanet-le-Haut (Hérault)

La commune de Castanet-le-Haut est située dans la vallée de la Mare dans le Parc naturel régional du Haut Languedoc, à la limite des départements du Tarn et de l'Aveyron. Une partie de la commune se trouve dans le massif granitique de l'Espinouse. C'est sur l'une des arêtes  du massif que se situe la petite chapelle de Saint-Eutrope.

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Vue de l'arête granitique supportant la chapelle.

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Vue rapprochée de la chapelle. 

Il faut compter environ 55 mn pour accéder à la chapelle Saint-Eutrope depuis le village de Castanet-le-Haut. On chemine au début à travers une châtaigneraie et on passes à côté d'un séchoir à châtaignes en ruines. Ensuite le sentier grimpe de plus en plus haut et on chemine à découvert à travers la bruyère. Avant d'atteindre la chapelle on franchira des dalles rocheuses inclinées, par des marches d'escalier instables et mieux vaut ne pas être sujet au vertige !

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Séchoir à châtaignes (appelé clède en Cévennes) en ruines.

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Franchissement de dalles granitiques inclinées.

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Le passage en escalier.

Enfin arrivé presque au sommet d'une arête rocheuse on découvre la chapelle de Saint-Eutrope qui a été restaurée et un panneau a été apposé sur l'un de ses murs et nous en explique l'historique.

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Vue de la chapelle.

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La porte de la chapelle.

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L'intérieur de la chapelle et son arc triomphal.

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L'autel.

Cette chapelle est située sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Auparavant dans la commune de Rosis, elle fut cédée à Castanet-le-haut pour...quatre sacs de châtaignons ! C'est encore de nos jours un lieu de pélérinage. Autrefois la dernière montée était effectuée à genoux par les pénitents qui avaient beaucoup à se faire pardonner.

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Le toit en lauzes de la chapelle.

La chapelle actuelle date du XIVème siècle, elle semble succèder à un édifice pré-roman. C'était vraisemblablement dès l'origine un ermitage. Le logement de l'ermite qui desservait autrefois la chapelle se trouve accolé à celle-ci à l'Est. Saint Eutrope évêque de Saintes à l'époque paléochrétienne fut très honoré en Saintonge au moyen âge. A Castanet-le-Haut la tradition est que Saint Eutrope y prêcha l'évangile et qu'il se retirait sur la montagne pour y prier. Chaque année le 30 avril le jour de sa fète une procession est organisée par les habitants de Castanet pour honorer sa mémoire.

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Vue sur Castanet depuis la chapelle.

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La chapelle et l'ermitage.

Cette balade est déconseillée avec de jeunes enfants et aux personnes sujettes au vertige.

(Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur de ce blog)

05/05/2014

Le Muséum d'histoire naturelle de Grenoble

 Une fois n'est pas coutume je franchis les frontières de mon cher pays d'OC pour vous faire découvrir la partie minéralogie et paléontologie du muséum d'histoire naturelle de Grenoble. L'origine des collections du muséum d'histoire naturelle de Grenoble remonte au XVIIIème siècle. C'est l'époque des cabinets de curiosités. Henri Gagnon qui était le grand-père de Stendahl ouvre au début des années 1770 son salon personnel et sa bibliothèque aux intellectuels de la ville de Grenoble. C'est ainsi qu'au fil des rencontres naitra son cabinet de curiosités. Pendant plus d'un siècle des hommes de lettres, hommes de sciences, artistes et politiques se rencontreront pour examiner les étrangetés de la Nature. Ainsi des collections importantes seront accumulées et au cours du XVIIIème siècle, érudits, scientifiques et passionnés vont parcourir les Alpes et le monde, adressant au Muséum de Grenoble des spécimens d'histoire naturelle de diverses origines.

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L'entrée du Muséum.

Le muséum d'histoire naturelle de Grenoble avec près de 1,5 millions de spécimens figure parmi les plus grands muséums de province. Il renferme des collections de fossiles, minéraux, plantes, animaux et objets ethnologiques. L'inventaire des collections de minéralogie comprend 415 espèces minéralogiques différentes. On estime qu'il en contient beaucoup plus car seul un quart des collections a été inventorié.

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Enorme géode d'améthyste exposée dans le hall d'entrée.

C'est en paléontologie que le muséum de Grenoble possède le plus grand nombre de spécimens géologiques. On dénombre actuellement 140 types et figurés. Ces spécimens étalons sont des pièces remarquables.

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 Sabalites sp. sorte de palmier du Wyoming (Etats unis) hall d'entrée.

Le Muséum d'histoire naturelle a été construit en périphérie de la ville, au sein du jardin des plantes entre 1848 et 1851. Le bâtiment et son contenu ont été rénovés et remaniès en 1991. Le Muséum présente désormais un visage moderne dans une architecture du XIXème siècle. 

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Quartz hyalin, La Gardette, Isère.

Je vous présente ici quelques spécimens de minéraux et de fossiles qu'on peut voir dans ce muséum. J'attire votre attention sur le fait qu'il est très difficile de faire de bonnes photographies des spécimens exposés en vitrine, en grande partie à cause des éclairages et des reflets. Et donc ces photographies ne reflètent pas l'extraordinaire richesse des spécimens exposés au public. Mais je penses qu'elles vous donneront envie d'aller visiter ce muséum.

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Quartz fumé, Mont Blanc.

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Quartz de l'Oisans.

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Quartz peigne avec ame, Oisans.

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Quartz sur pyrite et sidérite lenticulaire, Saint-Pierre-de-Mésage.

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Quartz sur sidérite.

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Cristaux d'axinite isolés, Chamrousse, Isère.

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Or sur quartz.

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Orthose, quartz, micas, clevelandite, tourmaline, Brésil.

De superbes spécimens de quartz de la célèbre mine de la Gardette dont tous les minéralogistes rêvent de posséder un échantillon figurent dans une superbe vitrine. Du fait de leur limpidité les cristaux de quartz de la Gardette sont considérés comme étant les plus beaux du monde.

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Vitrine exposant les minéraux de la mine de la Gardette.

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Panneau évoquant le travail des cristalliers.

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Fluorine sur quartz, le Beix Puy de Dôme.

Si de nombreux spécimens de fossiles remarquables sont visibles en étage, une salle retiendra particulièrement notre attention. C'est la salle paroles de terre. Cette nouvelle salle rassemble 101 pièces originales provenant des plus grands sites fossilifères mondiaux. La muséographie est sobre, réfléchie pour le public le plus divers possible. 

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Vue partielle de la salle paroles de la terre.

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Plaque de trilobites.

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Scyphocrinites, lys de mer, Silurien du Maroc, 460 Ma.

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Rhamphorhynchus sp, reptile volant (ptérosaure) Jurassique 150 Ma Allemagne.

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Palaeotheriidae, Eocène 36 Ma France.

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Ursus spelaeus, crâne d'ours -20 000 à -30 000 ans grotte de Prélétang, Vercors.

Le Muséum d'histoire naturelle de Grenoble est remarquable. On pourra y découvrir la génèse des Alpes, les sites minéralogiques Alpins, mais aussi les espèces vivantes de la montagne, plantes, mammifères, insectes.

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Vidéo de présentation du Muséum :  26951223

Infos pratiques : Muséum de Grenoble 1 rue Dolomieu 38000 Grenoble

Fermé le lundi

(reproduction interdite)

 

 

 

17/04/2014

Castelnau-de-Guers conférence : Le patrimoine archéologique de la Communauté d'agglo Hérault-Méditerranée dévoilé au gré des travaux

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Le théâtre de Pézenas.

Céline Pardies qui est responsable du service archéologique à la Communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée présentera à l'invitation de l'ASPAHC une conférence intitulée "Le patrimoine archéologique du territoire dévoilé au gré des travaux", jeudi 17 avril à 18h30 à la salle du peuple de Castelnau-de-Guers.

Le service archéologique de la Communauté d'Agglomération Hérault Méditerranée réalise sur les communes du territoire des suivis de travaux lui permettant de collecter les informations à caractère historique dans les centre-villes. 

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La place Molière à Agde.

De nombreuses opérations de ce type ont été effectuées sur les communes de Pézenas et Agde complétant les connaissances dans ce domaine. Les résultats obtenus, au gré des travaux, ont permis de mettre au jour les traces d'habitat pour les périodes les plus anciennes. Quant aux périodes les plus récentes, ce sont les réhabilitations de monuments, tel que le théâtre de Pézenas ou l'église Notre Dame au Grau d'Agde, qui ont permis de reconstituer leur histoire. Il sera également évoqué les recherches archéologiques qui vont avoir lieu au château de Castelnau.

Entrée libre.

 

 

 

 

 
 

26/03/2014

Conference archeologie au Musée archéologique de Lattes

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Dans le cadre de l'exposition "Les Iapodes peuple méconnu. Trésors du musée archéologique de Zagreb", une conférence sera donnée à l'auditorium du Site archéologique Lattara-Musée Henri Prades le jeudi 3 avril 2014 à 18h30. Marie-Brigitte Carre, chargée de recherche au CNRS, Centre Camille Jullian AMU-CNRS-MCC présentera "L'Istrie et la mer. Ressources et installations littorales à l'époque romaine".

L'exceptionnelle fortune du littoral de l'Istrie à partir de l'époque d'Auguste repose sur le développement des grandes propriétés littorales et l'exploitation systématique des ressources de la mer. Cet aspect sera évoqué, grâce aux recherches récentes d'une équipe franco-croate qui ont mis en évidence, par des prospections systématiques le long de la côte du Parentin, le maillage serré et l'originalité des installations portuaires et des viviers à poissons directement associés à ces villas côtières.

Entrée libre à l'auditorium dans la limite des places disponibles.

Site archéologique Lattara-Musée Henri Prades 390 avenue de Pérols 34970 Lattes

11/03/2014

EXPOSITION MUSEE DE LATTES

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Le Musée archéologique Henri Prades à Lattes propose une nouvelle exposition sur les Iapodes peuple méconnu. Qui sont les Iapodes, ce peuple antique du Ier millénaire avant J.-C. ayant vécu dans les régions montagneuses de la Croatie actuelle ?

Décrits par les auteurs antiques comme un peuple barbare - un mélange de Celtes et d'Illyriens - les découvertes archéologiques faites en Croatie depuis le XIXe siècle permettent aujourd'hui de donner une image précise de cette population, au-delà des simples qualificatifs ethniques. Près de 200 objets somptueux en verre, en ambre, en bronze sont présentés à Lattes pour la première fois en France, nous éclairant sur le mode de vie de ce peuple ancien.

Cette exposition visible du 15 mars au 8 septembre 2014 est coproduite avec les musées archéologiques de Catalogne ; avec le soutien du programme Culture de l'Union européenne. Elle est reconnue d'intérêt national par le Ministère de la Culture et de la Communication.

15/02/2014

Conférence de Jean CLOTTES

C'est avec grand plaisir que nous avons pu assister à la conférence que donnait Jean Clottes à la Maison des savoirs d'Agde (en partenariat avec le GRAA) le 14 février 2014. Nous avions déjà eu l'occasion de le voir dans cette même salle il y a quelques années. Et plus récemment en juin dernier, ce fut pour nous un grand moment de visiter la grotte de Niaux avec pour guide Jean Clottes que nous apprécions depuis toujours pour son érudition, ses travaux et publications, et le côté humain de ce grand chercheur, son humilité et sa grande gentillesse. 

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A la grotte de Niaux, J.Clottes à gauche, J.P. Cros et moi-même.

Voici un extrait de la conférence de Jean Clottes qui avait pour thème les Chamanes des cavernes. 


 

10/02/2014

La statue menhir de Die (Drôme)

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La statue menhir de Die (moulage).

Lors d'un séjour dans le Vercors j'ai eu la surprise de voir à l'occasion de la visite des grottes de Choranche, le moulage d'une statue menhir qui a été découverte sur la commune de Die dans la Drôme. Le moulage a été placé à proximité de l'entrée des grottes, il y a aussi du mobilier archéologique qui est exposé dans des niches-vitrines qui ont été creusées dans la falaise. 

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Partie supérieure de la stèle.

Je connaissais bien évidemment les statues menhirs des Monts de Lacaune, celles du Rouergue, ou encore les stèles gardoises et provençales, de même que l'existence de menhirs en Rhône-Alpes. Mais ce fut pour moi effectivement une surprise à la vue de cette statue menhir. Elle a été découverte en 1992 à l'occasion de travaux effectués dans le quartier Chandillon à la cave coopérative de la Clairette de Die dans le département de la Drôme. Ce menhir constitue un monument d'une hauteur de quatre mètres dont le poids est estimé à quatre tonnes. Il était accompagné de deux stèles plus petites, d'un mètre de hauteur. 

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Partie médiane de la statue menhir.

C'est à une vingtaine de kilomètres de Die que se situent les affleurements de roche calcaire (du Crétacé supérieur) d'où l'on a extrait le bloc qui a servi a fabriquer la stèle. Cette grande stèle a été soigneusement travaillée à la boucharde de pierre. La face principale présente des gravures. On distingue dans la partie supérieure une série de quatre arceaux jointifs qui semblent former un pectoral ou un collier. La partie médiane de la statue montre des tracés en forme de corne qui s'associent à un motif en U anguleux constituant ce qui pourrait être une tête d'animal cornu. Plus près du sol, un signe en "diabolo" pourrait représenter une omoplate.

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Relevé des décors (Centre d'Archéologie Préhistorique de Valence, CNRS).

La statue menhir a été retrouvée fragmentée en quatre blocs imposants. Il est probable que deux cassures au moins et les éclatements latéraux soient volontaires et participent à un rituel. L'érection de ce type de monument est vraisemblablement lié à un culte des ancêtres ou de personnage important, dieu ou déesse. D'après une étude du Centre d'Archéologie Préhistorique de Valence, CNRS, on peut rapporter cet ensemble mégalithique aux cultures du Néolithique moyen, ayant occupé la vallée de la Drôme de 5000 à 4000 avant Jésus Christ. L'original de cette statue menhir et les deux petites stèles qui l'accompagnent sont visibles au Musée archéologique de Die.

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(Reproduction interdite)