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17/07/2011

Le dolmen de Coste-Caude

Voici un très beau dolmen qui est situé sur la commune de la Vaquerie (Hérault), d'une taille imposante, et qui a été restauré en 1978. 

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Vue du dolmen n° 1 de Coste-caude.

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La dalle de couverture.

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La dalle de chevet.

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Vue de profil du dolmen et de son couloir.

Ce dolmen a été érigé sur un point élevé. Il est construit avec des dalles de calcaire dolomitique. C'est un très beau dolmen à couloir. La chambre est couverte par la table de 2.80 m de long sur 2.90 m de large. Deux autres dolmens sont situés à proximité. Le second dolmen est situé à 85 m au sud-est et le troisième à 265 m au sud-ouest. 

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Vue du dolmen n°2.

Pour aller voir le dolmen de Coste Caude, de la Vaquerie prendre la direction de St Maurice de Navacelles, puis la direction de Vissec; à 1 km, arrivée en haut de la côte fléchage à gauche; le dolmen est à 300 m en direction de l'ouest (sentier bien marqué). A l'entrée du sentier, sur la gauche on peut voir une pierre dressée qui est l'ébauche de statue de l'homme préhistorique des Eyzies (je vous en dit plus dans ma prochaine note).

02/06/2011

Autour du Pic Saint-Loup à l'âge du cuivre

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La culture de Fontbouisse s'est épanouie dans les garrigues du Languedoc au cours du IIIe millénaire. De nombreux sites de cet âge du cuivre ont été découverts autour du Pic Saint Loup, habitats en pierre sèche, dolmens et menhirs. L'ouvrage publié aux Archives d'Ecologie Prehistorique par Jacques Coularou Jean Gasco et Philippe Galant (illustré de photographies d'Alain Aigoin) replace ces localités dans leur environnement. Il décrit les témoins matériels que les fouilles archéologiques ont révélés. Il tente aussi une esquisse de l'organisation sociale de ces communautés de paysans-éleveurs.

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Poignards en cuivre provenant de grottes et dolmens du Gard et de l'Hérault.

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Grand vase à cordons de la grotte du Claux, Gorniès, Hérault.

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Cabane en cours de fouille, la Capitelle du Broum, Péret, Hérault.

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Cet ouvrage de 178 pages abondamment illustré de photographies en couleur et de planches de dessins est disponible au prix de 20 € au Musée des Matelles ou de 25 € port inclus sur commande adressée aux Archives d'Ecologie préhistorique 39, Allées Jules Guesde 31000 Toulouse

22/05/2011

Les vingt ans de l'ASPAHC 1991-2011

 

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Exposition archéologique

Les 14 et 15 mai dernier l' ASPAHC (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Archéologique et Historique de Castelnau-de-Guers) organisait à la salle du peuple de Castelnau, avec le soutien de la Mairie et du Conseil général de l'Hérault une série de manifestations pour fêter le vingtième anniversaire de sa création.

Durant ces deux journées qui ont connu un succès mérité, un public venu en nombre a pu apprécier les différentes présentations de haut niveau, consacrées aux découvertes récentes de l'archéologie héraultaise.

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 Michel Christol en compagnie du président de l'ASPAHC

Parmi les personnalités scientifiques qui ont bien voulu honorer de leur présence ces journées on notait la présence de notre compatriote Michel Christol professeur émérite d'histoire romaine de la prestigieuse chaire de la Sorbonne qui a encore une fois passionné l'auditoire, ainsi que M Jean Valcarcel  doyen de l'Université Montpellier I faculté de chirurgie dentaire.

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M le doyen Jean Valcarcel

Lors de l'ouverture de ces manifestations nous avons appuyé notre discours sur l' aide importante que le Conseil général de l'Hérault nous apporte depuis la création de notre association, ainsi que plus généralement pour l'archéologie de notre département. La première intervention que nous avons présenté concernait la grotte sépulcrale rhino 4 à Péret dont l'ASPAHC assure la gestion financière. Le docteur Jean Marc Patard et le doyen Jean Valcarcel présentèrent l'étude des restes dentaires humains de cette grotte et l'apport de leur discipline dans la recherche liée aux populations chalcolithiques de mineurs et de métallurgistes. 

Elian Gomez directeur du service archéologique de la ville de Béziers présenta les découvertes archéologiques réalisées récemment dans cette ville. Il nous présenta également ses recherches sur le site protohistorique de Montjoui à Florensac. Marie Laroche du service archéologique de la Communauté de communes Nord du bassin de Thau présenta l'intervention archéologique menée sur le site du Mas de Garric à Mèze. Christian Tourette de l'association Ibis présenta les recherches subaquatiques qui sont conduites à Agde dans le fleuve Hérault et qui livrent des vestiges de l'âge du bronze. Michel Christol fit ensuite un exposé sur Les horizons de l'établissement Grec d'Agde. Puis un vin d'honneur permit aux participants de continuer à débattre autour d'un bon verre de vin et d'un buffet dînatoire.

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Une parie des convives au buffet dînatoire

Le dimanche une sortie était organisée, "balade du patrimoine" qui permit de découvrir des ruines antiques et des carrières romaines dans les garrigues de Florensac, puis de visiter le site de Saint-Nicolas à Castelnau-de-Guers avec une découverte récente de bases de murs qui restent à fouiller.

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Mur gallo-romain de la villa de Saint-Peyre à Florensac

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Découverte de murs près de la chapelle Saint-Nicolas de Talpusiac

Après cette balade dans la garrigue, on assista à la projection d'un film sur les fouilles paléontologique qui sont conduites par Eric Buffetaut et l'association ACAP à Cruzy. Le président de l'ASPAHC présenta ensuite un exposé sur "20 ans de recherches archéologiques et paléontologiques et de restauration du patrimoine avec l'ASPAHC". Michel Christol conclut ces journées avec " les débuts de la Province de Transalpine ". Le président de l'ASPAHC remercia ensuite tous les participants, public et intervenants,  et comme la veille redit combien le soutien du Conseil général de l'Hérault était important pour la vie associative que conduit l'ASPAHC depuis sa création. 

entrer des mots clefs

Une partie de l'auditoire

M le maire de la commune fut aussi remercié pour son soutien dans l'organisation de ces journées. Celui -ci remercia l'association du patrimoine pour l'organisation de ces journées "très pointues " et plus généralement pour son action pour le patrimoine local. "Hors micro" il annonça que l'équipe municipale recherchait une solution pour doter l'ASPAHC d'un local et d'une salle d'exposition d'ici la fin de son mandat. Affaire à suivre !!! Enfin tout le monde se retrouva devant le verre de l'amitié.

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Après le stress lié à l'organisation, moment de détente entre le président de l'ASPAHC à gauche, Christian un membre au centre et le maire de la commune Jean-Charles Sers à droite.

L'ASPAHC organise des expositions et des conférences, des excursions sur des sites archéologiques et mène des recherches archéologiques et paléontologiques. Depuis sa création elle restaure la chapelle Saint-Antoine à Castelnau-de-Guers. Un bulletin d'informations est adressé à ses adhérents. Adhésions 10 € membre, 20 € bienfaiteur.  

Contact: ASPAHC 8 bis place de la mairie 34120 Castelnau de Guers

26/04/2011

Exposition PREHISTOIRES au Muséum de Toulouse

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La préhistoire est une science qui est relativement récente puisqu'elle est née au début du 19ème siècle. La région de Toulouse  avec la proximité des grottes préhistoriques des Pyrénées a eu un rôle de premier plan dans l'émergence de cette science, avec de jeunes chercheurs régionaux. On citera entre autres parmi ces pionniers Edouard Lartet, Paul Tournal, Jean-Baptiste Noulet, Emile Cartailhac, Edouard Piette...

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Buste d'Emile Cartailhac et collection Lartet en arrière plan. 

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L'enquête. 

La sépulture mésolithique conservée au Muséum de Toulouse est le point de départ de l'enquête qui recouvre les grands champs disciplinaires nécessaires à l'étude de la préhistoire. La sépulture de Téviec (Saint-Pierre de Quiberon, Morbihan) est datée du Mésolithique récent, soit dans le courant de la seconde moitié du 6e millénaire avant J.-C. C'est grâce à un don de Saint-just Péquart  que ce spécimen est arrivé à Toulouse en 1937. Le couple Péquart après avoir étudié de nombreux sites en Bretagne s'installa en Ariège dès 1935 pour fouiller la grotte du Mas d'Azil et se lia alors avec un préhistorien renommé de la région, le comte Henri Bégouën qui était conservateur de la section de préhistoire du Muséum de Toulouse. 

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Squelettes de faune quaternaire : ours, rhinocéros, cerf.

Téviec : la scène du crime

Avec la sépulture de Téviec, les visiteurs se retrouvent dans la peau d'un enquêteur menant ses investigations dans un univers qui fait appel aux experts et aux scientifiques les plus pointus. Qui sont ces humains recroquevillés dans une même sépulture ? Quels sont ces objets qui les entourent ?  Que nous révèlent-ils sur nos origines ? Des sciences traditionnelles aux techniques les plus contemporaines, c'est une multitude d'outils qui sont désormais au service des chercheurs, et, pour l'exposition, à la portée des grands et des petits, invités à faire preuve d'observation et de déduction...

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La sépulture de Téviec. 

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Photographies de la fouille de la sépulture de Téviec en 1928. 

Une monographie sur la nécropole de Téviec fut publiée en 1937. On considérait alors que la sépulture A de Téviec était celle d'un homme et d'une femme. En 1938 on reconstitua la sépulture et elle fut présentée au public jusqu'à la fermeture du muséum à la fin des années 1990. Afin de valoriser au mieux cet élément emblématique des collections et de l'histoire du Muséum, il a été décidé d'entreprendre la numérisation de la sépulture, notamment pour sa restauration. Il a été découvert au cours de différentes analyses que les deux squelettes de la sépulture sont en fait de sexe féminin. D'autre part en débarrassant les crânes de matières destinées à combler brèches et cassures on a découvert des marques de fractures qui soulèvent la question de la mort des deux individus. 

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 Au centre statue-menhir de Frescaty, Tarn.

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PREHISTOIRE(S), l'enquête dévoile des collections quelquefois inédites au public et offre un focus important sur l'actualité de la recherche en préhistoire.

EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu'en juin 2011 au Muséum de Toulouse 35, allées Jules-Guesde 31000 Toulouse Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h.

Contact Public : 05 67 73 84 84

Remerciements : Ils s'adressent à l'équipe du Muséum de Toulouse pour son accueil et plus particulièrement à Gaëlle Cap-Jédikian Chef de projet EXPOSITION. Crédit photo : Muséum de Toulouse.

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22/04/2011

L'Hôtel des monnaies à Villemagne-l' Argentière

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L'une des façades de l'Hôtel des monnaies.

C'est dans la commune de Villemagne-Argentière qui est située dans les hauts cantons de l'Hérault, que l'on pourra découvrir l'une des plus vieilles demeures médiévales de ce département. Cette maison romane est vraiment exceptionnelle de par la qualité de son architecture et de son décor sculpté.

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Fenêtres géminées.

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Décor "tête de clou" sous une fenêtre géminée. 

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Chapiteau avec personnage et feuilles.

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Chapiteau à feuillage.

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Colonne dans l'angle du bâtiment. 

Cet édifice est daté de la fin du XII ème siècle ou de la première moitié du XIII ème siècle. Il a été classé Monument historique par arrêté du 17 janvier 1924. Il a été acheté par la commune de Villemagne en 1995. En 2005 un projet de protection et de restauration prévoyait d'y installer la mairie, la poste et l'office de tourisme. Il n'a jamais vu le jour. En 2009 vu son état de délabrement cet édifice a été pointé du doigt par le World Monument Fond. Installé à New York le WMF est la plus importante organisation privée consacrée à la restauration et à la conservation du patrimoine architectural mondial. Elle établit chaque année la liste des des édifices endommagés à travers le monde. C'est ainsi qu'en 2009 l'hôtel des monnaies figure dans le top 100 des monuments en péril endommagés par l'usure du temps. 

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Emplacement d'un linteau sculpté. 

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Vue de détail du linteau. 

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Dragon ailé bicéphale. 

Le nom de l' Argentière vient de l'exploitation de mines de plomb argentifère qui ont grandement contribué à la richesse et la réputation du monastère de Villemagne. L'appellation d'hôtel des monnaies est elle justifiée pour cet édifice ? A ce jour il n'y a aucune certitude que l'on ait frappé monnaie à Villemagne-l'Argentière. Des recherches archéologiques permettraient peut être d'apporter des éléments de réponse pour trancher cette question. En attendant d'hypothétiques recherches et en espérant qu'on veuille bien un jour sauver de la ruine cet exceptionnel édifice médiéval, le visiteur pourra découvrir des éléments architecturaux remarquables comme la façade avec ses huit fenêtres géminées, les chapiteaux sculptés, les frises, le linteau, les décors de tête de clou... 

A voir à proximité la salle d'exposition de la Société archéologique des Hauts-Cantons qui est installée dans l' ancienne église Saint-Grégoire, Monument Historique du XIIème siècle. 

 

 

 

 

 

 

20/03/2011

Gisements fossilifères de la Réserve géologique de Haute Provence. 4 Site à empreintes de pas d'oiseaux.

Il y a 20 millions d'années la région de Digne était recouverte par un bassin marin. Des oiseaux ont marché sur une plage de sable humide et ont laissé leurs empreintes qui ont été fossilisées.

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Vue du site.

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Une des dalles à empreintes de pas d'oiseaux.

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Détail d'une dalle à empreintes de pas d'oiseaux.

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La deuxième dalle.

On peut voir sur ce site deux dalles qui sont détachées d'un affleurement rocheux qui est situé au-dessus. Ces dalles sont présentées sous une protection vitrée. Elles nous montrent des empreintes de pas d'oiseaux qui sont fossilisées dans un fin sédiment gréseux daté du Miocène (ère tertiaire : - 20 millions d'années). On peut voir au même endroit des "ripples marks" fossilisés, rides laissées sur le sable par des courants côtiers. 

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Vue rapprochée des empreintes d'oiseaux.

L'accès au site se fait par la D900 A. Un peu avant d'arriver à Barles s'arrêter au parking et prendre le sentier sur la droite. Après une petite marche d'environ dix minutes on arrive sur le site aménagé à empreintes de pas d'oiseaux.

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08/03/2011

Gisements fossilifères de la Réserve géologique de Haute Provence. 2 La dalle aux ammonites de Digne.

 

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La dalle des Isnards.

La dalle à ammonites des Isnards est située à environ trois km du centre de Digne les bains, en bordure de la petite route D 900 qui conduit à Barles. On peut dire qu'il s'agit du site emblématique de la réserve géologique de Haute Provence. Il est en effet très spectaculaire, la dalle de calcaire qui est inclinée à 60 ° porte 1560 ammonites.

 

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 Pour donner une échelle, je suis devant la dalle.

 

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Vue rapprochée donnant une idée de la taille des ammonites.

C'est à l'occasion de travaux de voirie que la dalle a été découverte au début du XXème siècle. Ce n'est qu'en 1979 que des travaux de terrassement ont permis le dégagement de la dalle sur une surface de 160 m2 permettant de découvrir 600 ammonites. En 1992 la dalle a été moulée pour être exposée dans la ville de Kamaïshi au Japon (les japonais voulaient la découper en morceaux et la reconstituer dans leur pays !).

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 Vue de détail des ammonites.

 

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Vue prise depuis la base de la dalle.

 

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Vue de côté de la dalle des Isnards.

 

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Une concentration d'ammonites étonnante !

Durant l'été 2009 des travaux de confortement ont été entrepris pour protéger la dalle aux ammonites des altérations du temps, eau et gel en particulier. La surface de la dalle a été portée à 390 m2. On y dénombre 1560 ammonites Corioniceras et Arnioceras dont certaines ont un diamètre de 70 cm ainsi que des nautiles, bélemnites et bivalves. Cette faune du jurassique inférieur (Sinémurien) date d'environ 200 millions d'années. C'est lors du soulèvement de la chaine alpine que des mouvements de terrain ont redressé la dalle calcaire ou se sont accumulées les ammonites. 

 

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La dalle après les travaux de confortement. 

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22/01/2011

Le groupe statuaire de Béziers

Dans ma précédente note je vous ai présenté le musée Saint-Raymond de Toulouse, lorsque vous le visiterez vous y verrez une dizaine de bustes antiques provenant de Béziers. Cette découverte archéologique exceptionnelle a été effectuée en avril 1844, au coeur de la ville de Béziers dans le secteur ou se situait le forum antique de la ville.

 

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Le groupe statuaire exposé au musée des antiques.

 Ces portraits antiques en marbre ont été découverts dans la cave de la maison d'un certain monsieur Gasc, lequel heureux propriétaire a refusé les offres d'achat des sociétés savantes de Béziers, de Narbonne et de Montpellier et a décidé de les vendre à la société archéologique du Midi de la France installée à Toulouse. Ainsi elles sont venu compléter en 1845 la collection déjà très riche de portraits du musée de Toulouse. 

 

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Tête de Drusus le Jeune.

Drusus le Jeune (15 ou 12 av. J.-C.) fils de Tibère et de Vipsania Agrippina. Drusus resta le seul successeur désigné de Tibère après la mort de Germanicus.

 

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Tête de Tibère.

Tibère (42 av. J.-C.-37 ap. J.-C.), fils de Livie et de Tiberius Claudius Nero, empereur de 14 à 37.

 

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Tête d'Octave-Auguste.

Ce portrait est l'un des deux plus anciens conservés d'Octave (63 av. J.-C.- 14 ap. J.-C.). L'arrière de la tête, initialement voilé, permet de se demander si Octave n'était pas représenté ainsi en tant que fondateur de la Colonia Urbs Iulia Baeterrae (Béziers)

 

 

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Tête de M. Vipsanius Agrippa.

Agrippa avait épousé, en 21 avant J.-C., Julie la fille d'Auguste qui lui donna deux filles (Julie et Agrippine l'Ancienne) et trois fils (Caius et Lucius César, les "Princes de la Jeunesse" promis à la succession d'Auguste mais décédés prématurément, et Agrippa posthumes.).

 

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Tête de Julie.

Julie (39 av. J.-C. - 14 ap. J.-C.) fille d'Auguste et de Scribonia, épouse de Marcellus, neveu d'Auguste, puis d'Agrippa, enfin de Tibère avant qu'elle ne soit exilée en 2 av. J.-C. On remarquera la coiffure à large nodus frontal, caractéristique du dernier tiers du Ier siècle av. J.-C. 

 

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Tête d'Antonia Minor.

Antonia Minor (36 av. J.-C. - 37 ap. J.-C.) fille cadette de Marc Antoine et d'Octavie, épouse de Drusus l' Ancien, mère de Germanicus et de Claude, grand-mère de Caligula.

 

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Tête d'Agrippa Posthumus.

Agrippa Posthumus (12 av. J.-C.-14 ap. J.-C.) , fils cadet d'Agrippa et de Julie. Adopté par Auguste en 4, rival possible de Tibère pour l'accès au sommet de l'Empire, il fut assassiné sur l'ordre de ce dernier dans une villa de Campanie ou il avait été relégué.

 

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Tête colossale d'Antonin le Pieux.

Antonin le Pieux (86-161), empereur de 138 à 161. L'oeuvre, inachevée, porte de nombreuses traces d'outils (pointe, trépan, gradine, ciseau). Elle était prévue pour prendre place sur une statue colossale de l' empereur dont le règne marque l'apogée de l'Empire. Antonin le Pieux était issu d'une famille originaire de Nîmes.

 

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Tête de Livie.

Livie (58 av. J.-C.-29 ap. J.-C.), épouse en secondes noces d'Auguste, mère de Tibère et de Drusus l'Ancien. La coiffure en bandeaux ondés ramenés vers un chignon renvoie à la statuaire idéale grecque. Elle n'apparut qu'après la mort d'Auguste sur les portraits de Livie, lorsque celle-ci devint prêtresse du culte de Divus Augustus.

 

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Tête d'une petite fille (Agrippine l'Ancienne ?).

Dernier tiers du Ier s. av. J.-C. La coiffure de la fillette, proche de celle de Julie, avec le "nous" frontal prolongé d'une natte, permet de dater l'oeuvre de la fin du Ier s. av. J.-C. 

 

A l'origine il ne s'agissait pas de bustes mais de statues en pied. Ce groupe statuaire devait être encore plus important à l'époque. Exposé sur le forum, la grande place publique de l'antique Béziers, il s'est constitué tout au long des règnes d'Auguste et de Tibère, au Ier siècle de notre ère, par apports successifs. L'excellente conservation du marbre permet d'imaginer les statues à l'intérieur d'un édifice et non sur la place elle-même.

En se faisant représenter entouré de ses proches, à Rome et sur les forums des cités provinciales, Auguste veut affirmer sa volonté de voir régner sa descendance. Cette volonté sera perpétuée par ses héritiers.

 

Notice à partir des documents du Musée Saint-Raymond de Toulouse. Les statues de Béziers sont visibles au 2ème étage dans la salle Tolosa en Narbonnaise.

Place Saint-Sernin

31000 Toulouse

www.SaintRaymond.toulouse.fr

 

 

 

 

 

 

15/01/2011

Le Musée Saint-Raymond à Toulouse

Le musée Saint-Raymond également appelé musée des Antiques de Toulouse est installé à proximité de la basilique Saint-Cernin dans un ancien collège édifié au XVIe siècle. Il conserve et met en valeur un ensemble archéologique qui compte parmi les plus importants de France. Sur trois niveaux vous y découvrirez la cité romaine de Tolosa, les sculptures romaines de la villa de Chiragan et les vestiges d'une nécropole de la fin de l'Antiquité.

 

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La basilique Saint-Cernin.

 

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Le musée Saint-Raymond (bâtiment classé Monument historique).

 

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Salle d'exposition consacrée à Toulouse romaine.

 

Au 2ème étage du bâtiment on découvrira Tolosa en Narbonnaise, le Toulousain à l'époque Gauloise et Toulouse à la fin de l'Antiquité. Au premier étage c'est plusieurs dizaines de sculptures en marbre que l'on découvrira. Toutes ces oeuvres proviennent de Martres-Tolosane un village situé à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse. Une immense villa gallo-romaine y a été découverte au lieu-dit Chiragan en bordure de la Garonne. C'est après la Villa d'Hadrien en Italie la plus luxueuse villa antique connue en Europe, elle était située dans une enceinte de 16 hectares et fut occupée du I au V ème siècle de notre ère. Enfin au sous sol du bâtiment, les vestiges de la nécropole qui s'est développée, à la fin de l'Antiquité, autour de la tombe de Saint Saturnin (Sernin) sont conservés "in situ". Plusieurs sarcophages richement ornés sont présentés ainsi que des inscriptions chrétiennes. Un four à chaux ayant été découvert dans les fouilles effectuées dans le sous sol du musée avant son réaménagement a été conservé et présenté tel qu'il a été découvert. Il est daté entre le milieu du Ve et le milieu du VIe siècle. Il a fonctionné dans la nécropole, les restes de son dernier chargement, incomplètement cuit, montrent que la chaux était produite à partir de fragments de sarcophages en marbre.

 

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Au premier plan, torque et anneau de cheville gaulois en or découverts en 1885 dans une vigne à Lasgraïsses Tarn, IIIe s. av. J.-C.

 

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Cinq torques gaulois en or découvert en 1841 à Fenouillet (Haute-Garonne) IIIe s. av. J.-C.

 

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Morceau de jambe gauche en bronze découvert dans la Garonne (époque romaine).

 

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Seau en bois d'if et cerclages de bronze martelé Vieille-Toulouse Ie s. av. J.-C.

 

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Autel découvert à Toulouse en 1862 fin Ier s. av. J.-C.

 

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Chapiteaux et colonnes, Toulouse ancienne église de la Daurade, IVe ou Ve siècle.

 

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Salle consacrée à la villa de Chiragan.

 

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Quelques bas-reliefs de la villa de Chiragan.

 

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Petites sculptures découvertes à Chiragan.

 

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Sarcophage de la fin de l'Antiquité.

 

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Four à chaux (milieu du Ve s. après J.-C. milieu du VIe s. après J.-C.).

 

Le musée Saint-Raymond est situé place Saint-Sernin. Il est ouvert au public tous les jours de 10h à 18h (jusqu'à 19h de juin à septembre).

Tél. 05 61 22 31 44

http://www.saintraymond.toulouse.fr/




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08/01/2011

Exposition archéologique "Mines et métallurgie préhistoriques du midi de la France" à la Maison Gabriela Mistral à Montpellier

Depuis plusieurs années le Conseiller général de l'Hérault soutient financièrement les opérations archéologiques qui sont menées dans le district minier de Cabrières-Péret et qui sont placées sous le contrôle scientifique de Paul Ambert, directeur de recherche au CNRS. Le service Patrimoine du Conseil général de l'Hérault a souhaité présenter dans ses locaux de la Maison Gabriela Mistral à Montpellier une exposition archéologique qui présente les principaux acquis de ces recherches archéologiques.

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 Vue générale de l'exposition.

 

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Panneaux d'exposition et film diffusé en boucle.

 

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Vitrine présentant l'outillage des mineurs et des métallurgistes préhistoriques.

 

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Panneau sur les mines et la métallurgie préhistoriques du sud de la France.

 

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Les mines de Cabrières-Péret.

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Le site métallurgique de la Capitelle du Broum.

Cette exposition a été inaugurée le 6 janvier 2011, elle est ouverte au public durant tout le mois de janvier. L'inauguration s'est déroulée en présence de Jacques Atlan Vice président du Conseil général de l'Hérault délégué à la culture, Louis Villaret Vice président délégué au tourisme, Marc Lugand et Jean Gence du service Patrimoine et culturel au Conseil général de l'Hérault. Etaient également présents parmi les nombreux invités, Henri Marchesi Conservateur régional de l'archéologie et Philippe Galant Technicien de recherche à la DRAC ayant en charge les cavités souterraines, Jean Valcarcel Directeur de l'UFR Odontologie, Université de Montpellier I. Plusieurs membres de l'équipe de recherche du PCR Mines et métallurgie préhistoriques du Midi de la France étaient également présents dont Marie Laroche qui dirige le chantier de fouilles de La Capitelle, Noël Houlès président des associations Les amis de Cabrières et ASPAHC, Alain Boutier, Albert Colomer, Bernard Beaumes ainsi que leur directeur de recherches Paul Ambert qui fit l'historique des recherches dans le secteur minier de Cabrières-Péret, commenta l'exposition, et présenta au public quelques projets futurs de recherches.

 

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Gobelet campaniforme.

 

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Mobilier archéologique des grottes de Cabrières et Péret.

 

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Urne Bronze ancien mine de la vierge, Cabrières.

L'exposition se présente sous la forme de huit panneaux, trois vitrines ainsi qu'un film documentaire. Le premier panneau (Paul Ambert) présente les travaux du PCR Mines et métallurgie, le second (Jean Louis Guendon) présente les mines préhistoriques, deux panneaux (Marie Laroche) sont consacrés au site métallurgique de la Capitelle, deux panneaux (Maïténa Sohn) présentent la grotte 4 du Rhino et deux panneaux (Jean Marc Patard) présentent les études odontologiques. 

 

Exposition à la Maison Gabriela Mistral 535 rue du Pilory à Montpellier durant tout le mois de janvier.