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15/09/2013

CASTELNAU DE GUERS Journées Européennes du Patrimoine 2013

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Autrefois propriété de l'évêque d'Agde et aujourd'hui de la Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée, le château de Castelnau-de-Guers est aujourd'hui classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. 

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Façade du château de Castelnau-de-Guers.

Le site qui a été déclaré d'intérêt communautaire par l'agglo est mis à l'honneur par l'association du patrimoine ASPAHC à l'occasion des journées du patrimoine. 

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La chapelle castrale Saint-Jean.

Grace à l'aide financière de la Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée, du Conseil général de l'Hérault et de la commune de Castelnau-de-Guers, l'ASPAHC publie un livre de 44 pages sur le site.

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Couverture du livre sur le château.

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Extrait de la publication.

PROGRAMME 

 

Dimanche 15 septembre, exposition ouverte de 14h30 à 19h

Visite guidée des extérieurs du château et de l'enceinte à 16h30.

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Le four.

Nous reviendrons prochainement sur la publication sur le château qui sera disponible à la vente les 14 et 15 septembre puis par correspondance.

Contact ASPAHC: Noël Houlès 04-67-98-04-58

 

26/08/2013

Musée de Géologie de Vernet-les-Bains convention avec le Muséum

 

En juillet 2012 je vous avais présenté le musée de géologie de Vernet-les-Bains que j'ai eu le plaisir de visiter avec son fondateur, Monsieur TROCHON (pendant trois heures !). Né en 1921 Monsieur Trochon a réuni une extraordinaire collection de Minéraux et de fossiles. Plus de 10 000 pièces sont réparties dans 130 vitrines dans cinq salles d'exposition. Le musée est situé dans les sous-sol du Casino de Vernet.

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Mr TROCHON donne des explications.

Dernièrement nous avons appris que Mr Trochon qui souhaitait que cette exceptionnelle collection ne disparaisse pas en a fait don au Muséum national d'histoire naturelle de Paris qui a convenu d'un contrat de dépôt avec la ville de Vernet assurant ainsi la pérennité des 8000 fossiles et 1800 minéraux qui constituent cette collection dont chaque pièce a été répertoriée.

UN GRAND BRAVO à Mr TROCHON pour sa donation. Nous connaissons malheureusement trop d'exemples de collections archéologiques et géologiques qui ont disparu, jetées à la décharge après la disparition de ceux qui les avaient constituées, car leurs héritiers ne s'y intéressaient pas et ignoraient la valeur patrimoniale de ces collections.

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Signature du contrat de dépôt par Mr TROCHON et Mme le maire.

Le mardi 6 août 2013, le professeur Michel GUIRAUD, directeur des collections, et Mr Cristiano FERRARIS chargé de conservation des collections de Minéralogie au Muséum national d'histoire naturelle de Paris se sont rendus à Vernet-les-bains pour la signature du contrat de dépôt.

Le logo du Muséum figurera désormais sur plusieurs supports et le Muséum fera la promotion de cette collection dans ses outils de communications habituels.

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Mr TROCHON avec sa médaille "Lamarck".

Un moment émouvant pour Mr TROCHON qui a reçu la médaille "Lamarck" du Muséum en hommage à ce don et aux nombreuses années de travail acharné et bénévole qui lui ont permis de constituer une collection remarquable.

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  Le musée géologique de Vernet-les-bains est situé Parc du Casino

66820 VERNET-LES-BAINS

Tel: 04 68 05 77 97

Avril,mai,octobre: 10h à 12h et 14h à 18h

Juin, juillet, août, septembre : 9h30 à 12h et 14h à 18h

Novembre à mars : du mercredi au dimanche (sauf le matin)

14/07/2013

Arles Rhône3

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L'extension du musée d'Arles antique destinée à présenter le chaland romain. 

C'est au mois d'octobre que le public pourra enfin découvrir l'épave du chaland romain qui a été découverte dans le port romain d'Arlelate (l'Arles romaine). Cette épave correspond à un bateau à fond plat qui mesure 31 m de long et date du milieu du premier siècle après J.-C. On date plus précisement ce chaland des années 50-60 après J.-C., sous le règne de l'empereur Néron.

Le chaland est en cours d'installation dans l'extension du musée prévue à cet effet. Je vous livre quelques photos prises tout récemment montrant cette opération. 

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Un élément del'épave en cours d'installation.

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 Autres éléments de l'épave en attente d'installation.

Il convient de rappeler que les premiers fragments de l'épave Arles Rhône3 ont été découverts en 2004 lors de prospections dans le Rhône par Luc Long et son équipe. Les campagnes de fouilles se sont déroulées jusqu'en 2011. Au fur et à mesure de l'avancée de la fouille, l'épave qui a une forme en u a été découpée en dix tronçons à la scie égoïne puis sortie du Rhône pour être restaurée.

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Vue du chantier avec des tronçons de l'épave.

Le chaland Arles Rhône3 est l'embarcation la plus complète pour la période romaine, jamais présentée dans un musée. En effet l'état de conservation est tel que le navire possède encore son gouvernail, son mat de halage, une partie de ses poulies et de ses cordages et même la cuisine des mariniers avec leurs ustensiles, leur four et même la réserve de bois pour la prochaine cuisson !

Il s'agissait d'un bateau qui était affecté au commerce de proximité. On a retrouvé sa cargaison de 25 tonnes de pierres qui proviennent de carrières qui sont situées à quelques kilomètres en amont d'Arles.

L'Etat français a classé l'épave Arles Rhône3 "Trésor national".

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Reconstitution 3D de l'épave.

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Hypothèse de restitution du chaland.

L'ouverture au public est prévue fin octobre 2013, on peut en attendant suivre la mise en place de l'épave en visitant le musée d'Arles antique.

http://www.arles-antique.cg13.fr/root/

29/06/2013

Le Pog de Montségur

 

De longue date je révais d'aller découvrir le "pog" de Montségur, pour son histoire et l'émotion qui se dégage en ce haut lieu du Catharisme qui est situé au coeur des Pyrénées ariégeoises. Tout le monde connait l'histoire de ces cathares qui se désignaient eux mêmes comme "Bons Hommes" et "Bonnes Dames" ou "Bons Chrétiens"  et qui furent victimes de l'Eglise et de l'intolérance et périrent sur le bûcher allumé le 16 mars 1244. J'ai ressenti une émotion intense en visitant ces lieux et à l'évocation de l'épisode tragique, à l'écoute d'un guide formidable qui pour une fois n'avait pas l'accent pointu ! car il était originaire du coin. Je vous l'avoue, je ne suis pas un adepte des visites guidées, je préfère visiter les sites de manière libre en prenant tout mon temps pour cela et  en me documentant à l'avance. Lorsque je ne peux pas faire autrement que de suivre (ou subir) une visite guidée ça m'agace fortement lorsque je constate que ça n'est pas quelq'un du cru qui est employé comme guide.... 

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Le "Pog" ou piton calcaire de Montségur et son château.

Revenons au château de Montségur. Ce que l'on peut voir aujourd'hui au sommet du pog est postérieur à l'époque des cathares. Il s'agit en effet des vestiges d'une forteresse royale  qui a été élevée à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle en lieu et place de la partie centrale de l'ancien castrum. Cette forteresse a jusqu'au XVIe siècle assuré le rôle de poste de surveillance avancée du royaume des Lévis qui était le nouveau seigneur des lieux après la reddition cathare de 1244.

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La forteresse vue de côté.

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La forteresse vue de face et son entrée.

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la porte d'entrée de la forteresse.

Du parking, pour atteindre le sommet du pog qui se trouve à 1200 m d'altitude il faut compter entre 20 et 30 mn d'ascension sur un sentier accidenté. Arrivé au sommet on découvre la forteresse qui est composée de deux parties bien distinctes, le donjon et la cour intérieure. Si aujourd'hui la cour est vide, à l'époque de la garnison elle abritait divers bâtiments. On accédait au donjon par un escalier en bois qui était escamotable. Aujourd'hui on accède au donjon en le contournant par l'extérieur et par un passage éventré. On peut voir une citerne à son rez-de-chaussée.

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Vestiges d'un mur de défense sous le donjon.

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Je donne l'échelle au pied du donjon.

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 Le donjon qui est solidaire des murs de l'enceinte.

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 La citerne et au-dessus restes du cellier au premier étage du donjon.

A l'opposé de la porte par laquelle on est entré dans la citadelle, la seconde porte donne accès aux terrasses nord. On peut y découvrir les vestiges du village qui était occupé par les cathares. L'habitat (dont seulement trente pour cent a été fouillé à ce jour) s'étageait sur trois niveaux de terrasses jusqu'au bord du vide. On peut y voir des escaliers taillés dans le rocher, des pans de mur et des citernes. 

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Vestiges d'une maison.

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Reconstitution d'une maison "cathare" de Montségur  (source musée de Montségur).

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Au centre, Roc de la tor, emplacement d'une tour de guet surplombat une falaise de 80 m.

Le site de Montségur ne se résume pas à sa seule forteresse. Il est le symbole de la résistance en terre du Languedoc. Alors que tout le pays était soumis aux croisés Montségur a résisté aux assauts répétés de plusieurs milliers d'hommes. Le siège de Montségur a duré pendant 10 longs mois. Ces cathares qui n'ont jamais voulu renier leur foi devant l'inquisiteur (plus de 250) ont péri brulés vifs sur le bucher le 16 mars 1244. Une stèle a été érigée en souvenir sur le sentier qui mène au pog.

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Le village actuel de Montségur vu depuis le pog. 

Au coeur du village se trouve le musée archéologique qui permet de compléter la visite du château. Des maquettes sont exposées ainsi que de nombreuses vitrines montrant les objets de la vie quotidienne des cathares dans leur village situé en contre bas du castrum de Montségur. (ça fera l'objet d'une prochaine note).

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La stèle aux cathares.

Je recommande ce site : www.espritcathare.org

Un grand merci au guide Fabrice Chambon !  guide.htm   

 

 

 

 

 

 

10/05/2013

Publication: La cathédrale Saint-Etienne d'Agde

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Dans une présentation moderne et pratique voici une nouvelle collection consacrée au patrimoine bâti de la ville d'Agde. Spécialistes du Patrimoine, historiens de l'art, archéologues du bâti, les auteurs, agathois ou amoureux d'Agde et de ses richesses, donnent de la ville et de ses monuments une vision scientifique, certes, mais destinée au plus grand nombre.

Un ouvrage sous la direction de Michel Adgé et Jean-Claude Rivière, se déclinant en trois volumes:

  • Saint-Etienne d'Agde: origines, construction et architecture
  • Saint-Etienne d'Agde: décor, mobilier
  • Saint-Etienne d'Agde: textes, documents, iconographie

Chaque volume, au format 18x12,5, se présente sous une couverture illustrée d'une quadrichromie. Le choix d'un format "pratique" offrira aux lecteurs l'opportunité de découvrir les monuments décrits, en compagnie de ces ouvrages faisant alors office de guides de visite. Pour faciliter cet usage les deux premiers volumes,  origines, construction et artchitecture et décor, mobilier, comporteront un plan destiné à accompagner le visiteur. 

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Restitution hypothétique de l'église Sainte-Marie.

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Saint-Etienne d'Agde, restituée hors de son contexte (E. Martin, 1873).

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Chapiteau de l'arc triomphal.

Les volumes 1 et 2 seront disponibles fin juin 2013 le volume 3 devant parâitre en décembre 2013.

Une souscription est ouverte jusqu'au 31 mai 2013, volume 1 prix de souscription 18€ (prix public prévu 21€) volume 2 prix de souscription 10€ (prix public prévu 12€)

Pour commander: A2C éditions 1 place Jean-Jaurès 34920 Le CRES

 

 

08/04/2013

La Motte un site de l'âge du Bronze dans le lit de l'Hérault à Agde

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Localisation du site.

Le site de la Motte est situé sur la commune d'Agde, dans le lit du fleuve Hérault à 4,5 km de son embouchure. Il a été découvert en 2003 au cours d'une prospection subaquatique par C. Tourrette, P. Moyat et l'association IBIS d'Agde. Le site qui est conservé à une profondeur de 4 à 7 m est connu en particulier par la découverte en place d'un dépôt d'objets de bronze (326 pièces) d'une parure féminine qui devait être contenu dans un coffret décoré de disques de bronze (parue exposée au musée de l'Ephèbe d'Agde).

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Vue du dépôt au moment de sa découverte (photo P. Moyat).

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Le dépôt en cours de prélèvement (photo P. Moyat).

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Reconstitution de la parue (dessin Patrick Pliska, CREAM Vienne).

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Eléments restaurés de la parure du site de la Motte exposés au Musée de l'Ephèbe à Agde.

Après une première campagne de fouille programmée en 2011, le site de la Motte vient de faire l'objet d'une seconde campagne de fouilles en mars dernier. Ces travaux sont placés sous la responsabilité scientifique de Jean Gasco (CNRS) et les recherches dans le fleuve sont effectuées par une dizaine de plongeurs/archéologues avec à la fois des plongeurs professionnels et les bénévoles de l'association IBIS.

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Membres de l'association IBIS avant une plongée.

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La base de plongée et le site balisé par des bouées jaunes.

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Vérification du matériel de plongée.

Le site de la Motte est daté de la fin de l'Age du Bronze (III B) aux alentours de 800 avant J.-C. Le fond de l'Hérault conserve des objets qui sont parfois brisés sur place et des pieux dont certains ont des extrémités carbonisées. Le mobilier archéologique est particulièrement abondant et très bien conservé. De nombreux ossements de faune ont été découverts ainsi que des objets en matière organique (cordages, éléments de filet de pèche) et de très nombreuses meules en roche volcanique.

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Mobilier céramique du bronze final (photos IBIS Y.Gasco).

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Céramique brisée en place (photo IBIS C. Bathelemy).

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Pieux en bois (cliché IBIS).

Les sondages ont également permis de dégager de très nombreuses pierres basaltiques. Si selon J.Gasco les relevés effectués par les plongeurs permettent d'entrevoir des assemblages de pierres et des alignements de pieux, il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions définitives. Il se pourrait néanmoins que l'on soit en présence de restes d'habitations (de pècheurs ?) qui seraient installées à proximité d'un gué.

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J.Gasco (au centre) commentant le site de la Motte.

Les recherches sur ce site n'en sont qu'à leur début, c'est un travail de longue haleine. La fouille subaquatique est particulière et en milieu fluviatile encore différente. Les plongeurs/archéologues travaillent généralement par deux et effectuent une plongée d'une heure, dans une eau froide, avec peu de visibilité. Il convient de signaler que si ce site livre un abondant mobilier archéologique dont l'étude est précieuse pour les archéologues, il ne présente aucun intêret pour d'éventuels pillards car ici pas d'amphores complètes qui pourraient se monnayer !

Il y a 2800 ans lorsque cette communautée de la fin de l'Age du Bronze était installée sur le site de la Motte, quel était le niveau du fleuve ? le bras de l'Hérault passait-il d'ailleurs à proximité immédiate du site ? Une campagne de carrotages a débuté et permettra peut être d'élucider la question. Gageons que les prochaines campagnes de recherches apporteront leur lot de découvertes et permettront d'en savoir d'avantage sur cette implantation humaine antérieure à la fondation de la cité d'Agde.

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La carroteuse en fonction près du site de la Motte.


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Remerciements à l'association IBIS et en particulier à C. Tourrette et Yves Gasco.

http://www.ibis-archeosub.com/

(Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur du blog).

 

05/04/2013

Le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens

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Objets d'Art à part entière, les heurtoirs séduisent les photographes, les poètes et les amateurs du patrimoine. Surgissant du passé, iI émane d'eux une sorte de mystère indéfinissable mêlé à une valeur symbolique. Ceci interpelle et contribue à leur mémoire patrimoniale et culturelle.

Des symboles religieux issus du christianisme et de notre culture judéo-chrétienne mais aussi de civilisations plus anciennes, principalement gréco-romaine, sont encore présents.

Pourquoi Neptune, un vautour, un poisson ou une main avec une pomme sur une porte ?

Avec une trame chronologique en filigrane, l'auteur, au gré de promenades dans les rues de la région languedocienne, analyse les heurtoirs. En gardant en parallèle le rôle de la porte, il lance des pistes d'interprétation et développe les symboles les plus significatifs.

Les symboles d'aujourd'hui ont-ils la force dimensionnelle de ceux où le spirituel et la conception de l'univers s'exprimaient par une représentation géométrique ou de ceux issus d'un monde où les dieux puissants de l'Olympe côtoyaient les mortels ?

 

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Heurtoir "à coeur" Pézenas.

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Heurtoir "coq silène" Montpellier.

 

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Heurtoir "à palmette" Lodève.

 

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Heurtoir zoomorphe "chien" Neffiès.

 

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Heurtoir "ouroboros" Pézenas.

 

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Heurtoir "gothique" en fer forgé, Pézenas.

Ce petit patrimoine si riche et si diversié en Languedoc méritait une publication. Le livre que publie Marie-Christine Matray est une étude sur le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens du XVe au XXe siècle. Cette étude porte sur plus de 30 communes du Languedoc et plus de 35 symboles sont étudiés. L'auteur développe dans son livre les différents symboles, les différents styles et l'évolution du travail des métaux.


Ce livre de 92 pages et plus de 140 photos paraitra le 15 avril au prix de 16 €. On peut se le procurer auprès de l'auteur ( frais de port 3,92€ en envoi suivi) contact : invitationpatrimoine@gmail.com 



 

17/03/2013

Les Mines de BRUOUX

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L'entrée du site des mines de Bruoux.

Dans une note publiée sur mon blog en 2009  je vous avais emmené dans le Lubéron à la découverte des ocres de Roussillon. A proximité, on peut visiter à Gargas le site des Mines de Bruoux qui est ouvert au public depuis 2009. Il s'agit d'anciennes mines d'extraction d'ocre qui ont été exploitées de 1884 jusqu'aux années 1950.

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Ocriers des mines de Gargas.

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Ouvriers mineurs à l'entrée de la mine.

Ce sont à l'origine des paysans poussés par la crise agricole de la fin du 19ème siècle qui se sont reconvertis en chercheurs d'ocre. Ces mineurs ont ainsi creusé un réseau souterrain de plus de 40 km de galeries. L'ocre a été extrait au prix d'un travail laborieux. Le précieux minerai était extrait à la seule force des bras des mineurs à l'aide de pioches, mais ils utilisèrent aussi l'explosif. 

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Traces d'outils sur les parois du site.

L'ocre se trouve dans le sol sous la forme de sables ocreux dont la coloration est due à la présence d'oxydes de fer (hématie, goethite, limonite). L'ocre que l'on extraillait des mines de Bruoux servait pour la fabrication du caoutchou, colorer les enduits des maisons et pour les palettes des artistes peintres.

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Une entrée de galerie de la mine de Bruoux.

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Autre galerie d'exploitation.

Les galeries de la mine de Bruoux ont une hauteur de 10 à 15 m pour une largeur de 3 m. Dans ce réseau souterrain de plus de 40 km on estime que l'on extraillait 40 000 tonnes de minerai par an. On visite aujourd'hui 650 m de galeries qui sont à une température de 10 °.

J'ai trouvé la visite du site des plus interressante, mais l'archéologue minier que je suis regrette que les photos soient interdites à l'intérieur des galeries !

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Vue générale de l'entrée des galeries de la mine de Bruoux.

Renseignements :  minesdebruoux.fr

Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur de ce blog.


 

 

31/01/2013

Assemblée générale de l'ASPAHC

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L' Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Archéologique et Historique de Castelnau-de-Guers (ASPAHC) organise son assemblée générale le samedi 2 février à 17h00 à la salle du Peuple du village.

Après la présentation des rapports d'activités et financiers, des vidéoprojections seront présentées au public, suivies du traditionnel vin d'honneur. 

 

27/12/2012

Sites templiers et hospitaliers du Larzac

3-Le Viala-du-Pas-de-Jaux

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La tour du Viala.

Poursuivant notre périple à travers la route des sites templiers du Larzac, nous voici au Viala-du-Pas-de-Jaux près de Roquefort. La tour grenier fortifiée du Viala a été érigée en 1430 par les chevaliers de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem. 

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La tour et le logis des chevaliers.

La tour d'une hauteur de 27 m comporte cinq étages. Le rez de chaussée est voûté et des planchers portent les quatre autres niveaux. 

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Le chemin de ronde avec mâchicoulis.

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Le toit de la tour refait en lauzes.

La vocation de cette tour était d'assurer la protection des habitants durant les périodes d'insécurité, mais également leurs animaux et aussi leurs biens. L'association de la Tour du Viala-du-Pas-de-Jaux qui a été créée en 1981 a pu acheter depuis sa création les différents bâtiments et restaurer puis ouvrir au public l'édifice. Les différents niveaux montrent des expositions variées sur les vestiges archéologiques trouvés dans les dolmens des environs du Viala, sur les plantes, vieux outils, le pastoralisme etc.

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Un niveau de la tour avec cheminée et intérieur reconstitué.

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Exposition d'outillage ancien et sur la flore locale.

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Vue du village depuis le sommet de la tour.

La tour du Viala-du-Pas-de-Jaux est la plus vaste et la plus élevée du Larzac. Elle se visite durant toute l'année.

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Bonne visite !

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