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10/05/2013

Publication: La cathédrale Saint-Etienne d'Agde

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Dans une présentation moderne et pratique voici une nouvelle collection consacrée au patrimoine bâti de la ville d'Agde. Spécialistes du Patrimoine, historiens de l'art, archéologues du bâti, les auteurs, agathois ou amoureux d'Agde et de ses richesses, donnent de la ville et de ses monuments une vision scientifique, certes, mais destinée au plus grand nombre.

Un ouvrage sous la direction de Michel Adgé et Jean-Claude Rivière, se déclinant en trois volumes:

  • Saint-Etienne d'Agde: origines, construction et architecture
  • Saint-Etienne d'Agde: décor, mobilier
  • Saint-Etienne d'Agde: textes, documents, iconographie

Chaque volume, au format 18x12,5, se présente sous une couverture illustrée d'une quadrichromie. Le choix d'un format "pratique" offrira aux lecteurs l'opportunité de découvrir les monuments décrits, en compagnie de ces ouvrages faisant alors office de guides de visite. Pour faciliter cet usage les deux premiers volumes,  origines, construction et artchitecture et décor, mobilier, comporteront un plan destiné à accompagner le visiteur. 

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Restitution hypothétique de l'église Sainte-Marie.

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Saint-Etienne d'Agde, restituée hors de son contexte (E. Martin, 1873).

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Chapiteau de l'arc triomphal.

Les volumes 1 et 2 seront disponibles fin juin 2013 le volume 3 devant parâitre en décembre 2013.

Une souscription est ouverte jusqu'au 31 mai 2013, volume 1 prix de souscription 18€ (prix public prévu 21€) volume 2 prix de souscription 10€ (prix public prévu 12€)

Pour commander: A2C éditions 1 place Jean-Jaurès 34920 Le CRES

 

 

07/05/2013

Exposition au Musée archéologique de Nîmes

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"Au fil de l'épée, Armes et guerriers en pays celte méditerranéen" : le musée archéologique de Nîmes présente une exposition temporaire du 4 mai au 31 décembre 2013. On pourra y découvrir quel était l'armement des guerriers à Nîmes et sa région avant et pendant l'occupation romaine.

Notre association ASPAHC a consenti à cette occasion au prêt du mobilier archéologique de la tombe protohistorique de Saint-Antoine, qui a été présentée précedemment à Bribacte, Lattes et Ambrussum.

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Le 37e colloque international de l'AFEAF qui se déroulera à Montpellier du 8 au 11 mai 2013 salle Rabelais (27 Boulevard Sarrail) visitera cette belle exposition ainsi que celle qui est en place au musée de Lattes "Une odyssée gauloise. Parures de femmes à l'origine des premières circulations entre la Grèce et la Gaule."

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27/04/2013

Une odyssée gauloise, exposition Musée de LATTES

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Voici une nouvelle exposition proposée par le Musée Henri Prades à Lattes du 27 avril 2013 au 12 janvier 2014, "Une odyssée gauloise" Parures de femmes à l'origine des premiers échanges entre la Grèce et la Gaule.

Avant la fondation de Marseille par les Phocéeens en 800 avant J.-C., le Nord-Ouest de la Méditerranée était pour les Grecs un terrain d'aventure et d'exploration. Ils y cherchaient des produits rares, comme le cuivre, l'étain ou l'ambre.

Du Languedoc à la Sicile, l'exposition suit le parcours fabuleux d'objets, la plupart du temps des parures féminines en bronze, d'un bout à l'autre du monde connu des Grecs, du coeur de l'Europe celtique jusqu'au Caucase.

Le dispositif scénographique fait la part belle à des maquettes et autres reconstitutions de scènes de vie traitées à la manière de bande dessinées. De même, des frises d'images audio-visuelles animées sur l'écran, sur tablettes et sur cartels de vitrines, permettent d'appréhender les vestiges archéologiques exposés tout en abordant le contexte économique et les conceptions religieuses et mythiques dans lesquelles ces explorations prenaient place.

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Exposition reconnue d'intérét national par le Ministère de la Culture et de la Communication.

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390 avenue de Pérols-LATTES

museearcheo.montpellier-agglo.com

08/04/2013

La Motte un site de l'âge du Bronze dans le lit de l'Hérault à Agde

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Localisation du site.

Le site de la Motte est situé sur la commune d'Agde, dans le lit du fleuve Hérault à 4,5 km de son embouchure. Il a été découvert en 2003 au cours d'une prospection subaquatique par C. Tourrette, P. Moyat et l'association IBIS d'Agde. Le site qui est conservé à une profondeur de 4 à 7 m est connu en particulier par la découverte en place d'un dépôt d'objets de bronze (326 pièces) d'une parure féminine qui devait être contenu dans un coffret décoré de disques de bronze (parue exposée au musée de l'Ephèbe d'Agde).

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Vue du dépôt au moment de sa découverte (photo P. Moyat).

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Le dépôt en cours de prélèvement (photo P. Moyat).

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Reconstitution de la parue (dessin Patrick Pliska, CREAM Vienne).

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Eléments restaurés de la parure du site de la Motte exposés au Musée de l'Ephèbe à Agde.

Après une première campagne de fouille programmée en 2011, le site de la Motte vient de faire l'objet d'une seconde campagne de fouilles en mars dernier. Ces travaux sont placés sous la responsabilité scientifique de Jean Gasco (CNRS) et les recherches dans le fleuve sont effectuées par une dizaine de plongeurs/archéologues avec à la fois des plongeurs professionnels et les bénévoles de l'association IBIS.

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Membres de l'association IBIS avant une plongée.

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La base de plongée et le site balisé par des bouées jaunes.

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Vérification du matériel de plongée.

Le site de la Motte est daté de la fin de l'Age du Bronze (III B) aux alentours de 800 avant J.-C. Le fond de l'Hérault conserve des objets qui sont parfois brisés sur place et des pieux dont certains ont des extrémités carbonisées. Le mobilier archéologique est particulièrement abondant et très bien conservé. De nombreux ossements de faune ont été découverts ainsi que des objets en matière organique (cordages, éléments de filet de pèche) et de très nombreuses meules en roche volcanique.

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Mobilier céramique du bronze final (photos IBIS Y.Gasco).

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Céramique brisée en place (photo IBIS C. Bathelemy).

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Pieux en bois (cliché IBIS).

Les sondages ont également permis de dégager de très nombreuses pierres basaltiques. Si selon J.Gasco les relevés effectués par les plongeurs permettent d'entrevoir des assemblages de pierres et des alignements de pieux, il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions définitives. Il se pourrait néanmoins que l'on soit en présence de restes d'habitations (de pècheurs ?) qui seraient installées à proximité d'un gué.

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J.Gasco (au centre) commentant le site de la Motte.

Les recherches sur ce site n'en sont qu'à leur début, c'est un travail de longue haleine. La fouille subaquatique est particulière et en milieu fluviatile encore différente. Les plongeurs/archéologues travaillent généralement par deux et effectuent une plongée d'une heure, dans une eau froide, avec peu de visibilité. Il convient de signaler que si ce site livre un abondant mobilier archéologique dont l'étude est précieuse pour les archéologues, il ne présente aucun intêret pour d'éventuels pillards car ici pas d'amphores complètes qui pourraient se monnayer !

Il y a 2800 ans lorsque cette communautée de la fin de l'Age du Bronze était installée sur le site de la Motte, quel était le niveau du fleuve ? le bras de l'Hérault passait-il d'ailleurs à proximité immédiate du site ? Une campagne de carrotages a débuté et permettra peut être d'élucider la question. Gageons que les prochaines campagnes de recherches apporteront leur lot de découvertes et permettront d'en savoir d'avantage sur cette implantation humaine antérieure à la fondation de la cité d'Agde.

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La carroteuse en fonction près du site de la Motte.


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Remerciements à l'association IBIS et en particulier à C. Tourrette et Yves Gasco.

http://www.ibis-archeosub.com/

(Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur du blog).

 

06/03/2013

Arles Rhône 3 et l'extension du musée d'Arles antique

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C'est en octobre 2013 que le musée départemental d'Arles antique inaugurera son extension, constituée par une aile spécialement conçue pour présenter au public une épave romaine appelée Arles-Rhône 3. Cette épave a été découverte en 2004 par Luc Long à l'occasion des missions de la carte archéologique dans le port romain d'Arelate (l'Arles romaine).

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Maquette du chantier de fouille présentée au musée départemental d'Arles antique.

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Détail de la maquette présentant la fouille à l'aide de la "suceuse" à air.

Cette épave était située sur la rive droite du Rhône, à proximité de la berge, ou elle reposait entre 4 m et 8 m de profondeur. Elle correspond à un bateau à fond plat qui était adapté à une navigation exclusive en milieu fluvial. Ce chaland de 31 m de longueur et trois m de large est daté du milieu du Ier siècle ap. J.-C.

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Le chantier de relevage de l'épave (photo Mdaa).

L'épave Arles-Rhône 3 est en parfait état de conservation avec son mobilier de bord (céramiques et outils) ainsi que sa cargaison constituée de blocs de pierre calcaire. Elle a été préservée pratiquement dans toute sa longueur, de la poupe à la proue. Le flanc tribord arrière est conservé dans toute son élévation. L'ensemble de ses aménagements internes, liés au matériel de bord et à la cargaison est encore en place.

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Inscription au fer sur le bois de l'épave (photo CNRS/CCJ, C.Durand).

Une inscription imprimée au fer dans le bois du bateau sur son flanc tribord arrière (C.L.POSTV) renvoie au constructeur ou au propriétaire de ce chaland antique. L'état de conservation de l'épave Arles-Rhône 3 est dù à la présence des sédiments fluviaux ainsi qu'à celle d'un important dépotoir la recouvrant et qui était constitué par des centaines d'amphores et de céramiques diverses.

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Photos d'éléments de l'épave lors du remontage à la surface (Mdaa).

L'épave a été découpée en tronçons, ensuite les éléments de l'épave ont été acheminés à Grenoble dans les locaux d'Arc-Nucléart pour un traitement du bois afin d'assurer sa conservation.

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Exemple de travail de restauration par Arc-Nucléart.

Le bateau sera ensuite remonté sur son support muséographique. Le chaland et son support seront ensuite démontés et acheminés dans le musée d'Arles afin de procéder au remontage final dans l'extension prévue à cet effet.

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L'extension du musée destinée à présenter au public le chaland romain.

La nouvelle aile du musée de plus de 800 m2 recevra en son centre la barge Arles-Rhône 3 qui sera présentée comme si elle était à quai. L'extension à travers trois thèmes développés, le port antique et ses métiers, le commerce et la navigation présentera plus de quatre cents objets.

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L'emplacement du chaland.

Le calendrier des travaux prévoit la présentation au public de l'épave romaine en octobre 2013. En attendant on peut suivre l'évolution des travaux au musée. 

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Panneaux d'exposition avec fenêtres sur l'extension muséographique.

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Schéma de la présentation publique du chaland.

Musée départemental d'Arles antique : ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h. Fermé le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et le 25 décembre.

http://www.arles-antique.cg13.fr/

Site Arles-Rhône 3 : www.arles-rhone3.fr

Remerciements : ils s'adressent au Musée départemental d'Arles antique pour l'autorisation de photographier ainsi qu'au Conseil général des Bouches-du-Rhône pour l'utilisation des photos de son site Arles-Rhône 3. 

28/11/2012

Nouvelles découvertes sur les dolmens lodévois

La région de lodève est riche en sépultures mégalithiques. Ces dolmens qui sont des sépultures collectives du Néolithique ont des architectures complexes. Durant leur longue utilisation  ces chambres sépulcrales ont connu des transformations. Divers artefacts y ont été trouvés qui sont autant de témoignages des savoir-faire et des croyances de l'époque. 

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Noisette Bec Drelon doctorante en Préhistoire à l'Université d'Aix-en-Provence présente une conférence à la salle des conférences de lodève mardi 4 décembre à 18h  sur le thème des "Nouvelles découvertes sur les dolmens lodévois" enquète sur les architectes du Néolithique.

Entrée libre.

18/10/2012

Exposition Mines et minéraux en Cévennes

Il reste encore quelques jours pour aller visiter l'exposition  "de Roches et d'hommes mines et minéraux en Cévennes". Celle ci est présentée au musée cévenol du Vigan jusqu'au 2 novembre 2012. L'exposition retrace l'activité minière dans la région de Saint-Laurent-le-minier.

C'est d'ailleurs cette intense activité minière de recherche du minerai argentifère qui débuta au XIIIème siècle qui a engendré la naissance du bourg de Saint-Laurent-le-minier. Les travaux archéologiques menés depuis les années 80 par Marie-Christine Bailly-Maître ont permis l'étude de plus de 80 sites conservés dans leur état d'abandon. Certains travaux noyés ont livré lors du pompage de puits du mobilier en bois et cuir parfaitement conservés (coins, ébauche de cuillière, sac) ainsi que des céramiques qui sont présentées au public.

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Pointerolle en fer de la mine de Petra Alba.

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Table de concassage en grès.

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Cruches de l'Ugèze, site de Pous fin 13ème siècle.

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Morceau de sac ou d'outre, puits du site de Pous 13ème-14ème siècle.

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Verre à boire mine de Petra Alba, fin 13ème siècle.

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Ebauche de cuillière en bois, mine de Pous. 

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Coupelle en fer 13ème ou 14ème siècle servant de lampe aux mineurs.

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Fragments de céramiques des 13ème et 14ème siècles mine de Pous.

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Rouleau en bois disposé à la base d'un puits servant à renvoyer la corde de traction lors de la remontée du minerai (13ème siècle).

 

La deuxième grande phase d'exploitation minière voit le jour quelques années après la découverte d'un gisement de zinc en 1870  au lieu-dit "les Malines" près de Saint-Laurent-le-minier. C'est en 1885 que la première concession minière des Malines est attribuée. Les travaux les plus importants seront menés à partir de 1968 jusqu'à la fermeture de la mine en 1992 (plus de 300 km de galeries). La France a été un producteur honorable de plomb grace à la mine des Malines dont la production totale de plomb est estimée à 1,8 Mt métal entre 1880 et 1991. 

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Plaque de la Société des Mines des Malines.

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Panneaux d'exposition et vitrine avec outils utilisés dans les mines.

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Actions minières.

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Tenue de mineur années 80-90.

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Barrette de mineur (casque en cuir bouilli) 19ème siècle.

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Lampes de mineur.

 

Pour les minéralogistes, les Malines est un des plus beaux gisements français de minéraux. La mine des Malines a fourni un grand nombre d'échantillons de diverses espèces qui présentent un véritable intérêt minéralogique et esthétique. Trois vastes réseaux ont fourni la plupart des échantillons: les Vieux travaux, La Sanguinède et les Cèdres.

Les espces minérales suivantes y ont été découvertes: Anglésite, Anhydrite, Aragonite, Aurichalcite, Azurite, Barytine, Bournonite, Brochantite, Calcite, Cérusite, Cesarolite, Chalcopyrite, Cuprite, Devilline, Dolomite, Epsomite, Fluorine, Galène,Goethite, Greenockite, Gypse, Halotrichite, Hémimorphite, Hydromagnétite, Hydrocarbures, Hydrozincite, Kténasite, Krausite, Langite, Linarite, Magnésiocopiapite, Malachite, Massicot, Mélantérite, Mimetite, Oxyplumboromeite, Posnjakite, Pyrite, Pyromorphite, Quartz, Römerite, Rosasite, Rozénite, Serpiérite, Sidérite, Smithsonite,Soufre, Sphalérite, Tétraédrite, Zincrosasite.

Source: Minéralogie de la mine des Malines, Gard Daniel Gol, Alain Martaud, Nicolas Meisser et Pascal Chollet dans Mines et minéraux des Malines, Le règne minéral Hors série XVI-2010.

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Vitrine sur les minéraux des Malines.

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Barytine en pompoms (collection E. Petris).

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Baryte crétée (collection M. Boudard).

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Baryte sur pyrite (collection A. Martaud).

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Baryte tabulaire (collection A. Martaud).

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Les minéraux du zinc.

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Minéraux des Cévennes Viganaises.

Cette exposition vaut le déplacement puisque de nombreux documents figurant dans l'exposition sont présentés au public pour la première fois. On trouvera en vente le catalogue de l'exposition ainsi que le numéro hors série de la revue "Le règne minéral" qui est consacré à la mine des Malines.

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Affiche et couverture du catalogue d'exposition.

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Numéro Hors série du Règne minéral "Mines et minéraux des Malines".

 

Vidéo sur l'expo: REGorPlXN-8

Bonne visite !

Photographies réalisées le jour de l'inauguration de l'exposition.

(reproduction interdite sans autorisation de l'auteur du blog)

 

 

23/06/2012

Journées de l'archéologie

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Les journées de l'archéologie se déroulent du 22 au 24 juin. Vous trouverez le programme en région Languedoc-Roussillon en suivant le lien ci-après :

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07/04/2012

Nouvelle revue d'archéologie : archéologie en Hérault Languedoc

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Une nouvelle revue archéologique vient de paraitre : archéologie en Hérault Languedoc, elle est éditée par H3A (Hérault Associations Archéologiques et Archéologues).

Ce volume de 400 pages commence par un hommage à trois archéologues héraultais récemment disparus, J.-J. Jully, D. Rouquette et J.-L. Espérou. On trouvera des articles inédits, l'un de Daniel Rouquette sur " Le fief médiéval de Pallas à Mèze " les autres sont signés J.-L. Espérou " Les mines de cuivre préhistoriques de Cabrières ", " Le villageNéolithique final / Chalcolithique des Camps Nègres Coulobres, " Le village Néolithique final / Chalcolithique de Saint-Saturnin Servian, " Une occupation du 1er Age du Fer à Amilhac Servian ".

 

Etudes historiques et archéologiques

J. Grimal et G. Rodriguez - Grandes haches polies du Saint-Ponais

F. Féraud - Le peuple gaulois des Cavares, Aeria, Vindalium

L.-R. Decramer - Via Aquitania et cadastres romains

F. Loppe - Eglise Saint-Nazaire du castrum de Ventajou

G. Roquefort - Le castrum de Saint-Michel de Mourcairol

J.-C. Rivière - Les châpiteaux romans du musée du biterrois

M. Adgé - La maison Balat à Capestang

 

Chroniques numismatiques

M.-L. Berdeaux le Brazidec, M. Feugère - Numismatique romaine du département de l'Hérault. Chronique 2007-2008

M.-L. Berdeaux le Brazidec - Chronique numismatique du département de l'Hérault

Les monnaies de Murviel-les-montpellier : zones 3 et 4

J.-C. Richard et alii - monnaies antiques de la collection Cavalier

 

Varia

M.Rauzier - Arles 452

J.Chabbert, J.Roure - Un ensemble de sculptures du XIVe s. à Puisserguier

J.-C. Rivière - Saint-Sever d'Agde, un sanctuaire, trois états

C. Martin, R.Monté - Une stèle funéraire à Aigues-Vives (34)

M.Bourin - Découvertes des charpentes et plafonds peints

J.-C.Rivière - Charpente décorée du XIVe s. découverte in situ

 

Ce volume est en vente au prix de 35 € on peut se le procurer au musée de Lattes et auprès du Groupe de recherches archéologiques d'Agde rue Mirabeau le lundi de 14h à 17h. 

Par correspondance : joindre un chèque de 43 € à l'ordre de H3A

H3A 6 avenue Saint- Lazare 34000 Montpellier

27/02/2012

La " tour " de Valros

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Vue de la tour perchée sur une éminence basaltique.

A 1200 m au nord ouest de la commune de Valros près de Pézenas, se dressent les vestiges bien conservés d'une forteresse médiévale qui est localement dénommée "tour".

Cet édifice est mentionné pour la première fois dans un texte daté de 1199 dans lequel Raymond Roger Trencavel vicomte de Béziers donne à son vassal Etienne de Servian l'autorisation de construire les fortifications de la fortia sur le podium de Valros.

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Vue de la façade principale.

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L'encadrement de la porte d'entrée.

A l'initiative de la mairie de Valros ce site remarquable a fait l'objet en 2010 d'un vaste projet d'aménagement et de mise en valeur du site de la "tour".

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Plan du site.

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Chemin d'accès à la tour.

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Aire de pique nique.

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Passerelle donnant accès à l'intérieur de l'édifice.

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Aménagement d'une plateforme de point de vue avec table d'orientation.

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La plate forme et la table d'orientation.

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Niveau d'arrase de mur et vue sur la plaine depuis la plateforme.

Mis à part le texte mentionnant la fortia on ne connaissait rien d'autre sur l' histoire du lieu. Quatre campagnes de fouilles ont été conduites sur le site par D. Paya en 1994, 1996, 1998 et 2000. Elles ont permis de découvrir la présence sur le site d'une nécropole carolingienne des 8e - 10 e siècle qui a été détruite lors de l'édification de la tour et des fossés. 

Cette forteresse de plan carré orientée sud-ouest / nord-est n'a été occupée que pendant quelques décennies. Le fort construit au XIII ème siècle a été abandonné vers 1250. Les sondages archéologiques réalisés en 2010 n'ont révèlé aucune trace d'abandon brutal. Le site a été abandonné et méthodiquement démonté dans les zones les plus accessibles, au nord.

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L'intérieur de l'édifice et la tour du télégraphe.

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Le mur nord en grande partie démantelé.

Une citerne est visible à l'intérieur de la construction militaire. Une imposante tour devait être construite à l'intérieur de l'édifice comme le montrent des harpes d'attente situées dans l'angle nord-est du fort. Une tour du télégraphe Chappe a fonctionné sur le site de 1834 à 1853. C'était le poste n° 20 de la ligne Avignon-Bordeaux. Les autres tours étaient situées à Aumes (10 km) et Béziers (12,600 km).

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La citerne et les bases de logis du fort.

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La tour du télégraphe Chappe.

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Plan des vestiges du fort.

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Arrase des murs du fort et du logis.

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Hypothèse de restitution du bâtiment.

De par son excellent état de conservation et sa typologie caractéristique d'une fortification militaire antérieure à la croisade contre les Albigeois, la forcia de Valros est un vestige médiéval exceptionnel. Il convient de saluer ici l'initiative de la mairie de Valros qui a permis de préserver ce patrimoine exceptionnel et je souhaite que cet exemple soit suivi par d'autres communes. Et bien sur je vous invite à découvrir le site et son aménagement exemplaire.

(reproduction interdite sans autorisation de l'auteur)