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17/03/2013

Les Mines de BRUOUX

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L'entrée du site des mines de Bruoux.

Dans une note publiée sur mon blog en 2009  je vous avais emmené dans le Lubéron à la découverte des ocres de Roussillon. A proximité, on peut visiter à Gargas le site des Mines de Bruoux qui est ouvert au public depuis 2009. Il s'agit d'anciennes mines d'extraction d'ocre qui ont été exploitées de 1884 jusqu'aux années 1950.

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Ocriers des mines de Gargas.

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Ouvriers mineurs à l'entrée de la mine.

Ce sont à l'origine des paysans poussés par la crise agricole de la fin du 19ème siècle qui se sont reconvertis en chercheurs d'ocre. Ces mineurs ont ainsi creusé un réseau souterrain de plus de 40 km de galeries. L'ocre a été extrait au prix d'un travail laborieux. Le précieux minerai était extrait à la seule force des bras des mineurs à l'aide de pioches, mais ils utilisèrent aussi l'explosif. 

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Traces d'outils sur les parois du site.

L'ocre se trouve dans le sol sous la forme de sables ocreux dont la coloration est due à la présence d'oxydes de fer (hématie, goethite, limonite). L'ocre que l'on extraillait des mines de Bruoux servait pour la fabrication du caoutchou, colorer les enduits des maisons et pour les palettes des artistes peintres.

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Une entrée de galerie de la mine de Bruoux.

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Autre galerie d'exploitation.

Les galeries de la mine de Bruoux ont une hauteur de 10 à 15 m pour une largeur de 3 m. Dans ce réseau souterrain de plus de 40 km on estime que l'on extraillait 40 000 tonnes de minerai par an. On visite aujourd'hui 650 m de galeries qui sont à une température de 10 °.

J'ai trouvé la visite du site des plus interressante, mais l'archéologue minier que je suis regrette que les photos soient interdites à l'intérieur des galeries !

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Vue générale de l'entrée des galeries de la mine de Bruoux.

Renseignements :  minesdebruoux.fr

Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur de ce blog.


 

 

06/03/2013

Arles Rhône 3 et l'extension du musée d'Arles antique

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C'est en octobre 2013 que le musée départemental d'Arles antique inaugurera son extension, constituée par une aile spécialement conçue pour présenter au public une épave romaine appelée Arles-Rhône 3. Cette épave a été découverte en 2004 par Luc Long à l'occasion des missions de la carte archéologique dans le port romain d'Arelate (l'Arles romaine).

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Maquette du chantier de fouille présentée au musée départemental d'Arles antique.

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Détail de la maquette présentant la fouille à l'aide de la "suceuse" à air.

Cette épave était située sur la rive droite du Rhône, à proximité de la berge, ou elle reposait entre 4 m et 8 m de profondeur. Elle correspond à un bateau à fond plat qui était adapté à une navigation exclusive en milieu fluvial. Ce chaland de 31 m de longueur et trois m de large est daté du milieu du Ier siècle ap. J.-C.

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Le chantier de relevage de l'épave (photo Mdaa).

L'épave Arles-Rhône 3 est en parfait état de conservation avec son mobilier de bord (céramiques et outils) ainsi que sa cargaison constituée de blocs de pierre calcaire. Elle a été préservée pratiquement dans toute sa longueur, de la poupe à la proue. Le flanc tribord arrière est conservé dans toute son élévation. L'ensemble de ses aménagements internes, liés au matériel de bord et à la cargaison est encore en place.

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Inscription au fer sur le bois de l'épave (photo CNRS/CCJ, C.Durand).

Une inscription imprimée au fer dans le bois du bateau sur son flanc tribord arrière (C.L.POSTV) renvoie au constructeur ou au propriétaire de ce chaland antique. L'état de conservation de l'épave Arles-Rhône 3 est dù à la présence des sédiments fluviaux ainsi qu'à celle d'un important dépotoir la recouvrant et qui était constitué par des centaines d'amphores et de céramiques diverses.

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Photos d'éléments de l'épave lors du remontage à la surface (Mdaa).

L'épave a été découpée en tronçons, ensuite les éléments de l'épave ont été acheminés à Grenoble dans les locaux d'Arc-Nucléart pour un traitement du bois afin d'assurer sa conservation.

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Exemple de travail de restauration par Arc-Nucléart.

Le bateau sera ensuite remonté sur son support muséographique. Le chaland et son support seront ensuite démontés et acheminés dans le musée d'Arles afin de procéder au remontage final dans l'extension prévue à cet effet.

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L'extension du musée destinée à présenter au public le chaland romain.

La nouvelle aile du musée de plus de 800 m2 recevra en son centre la barge Arles-Rhône 3 qui sera présentée comme si elle était à quai. L'extension à travers trois thèmes développés, le port antique et ses métiers, le commerce et la navigation présentera plus de quatre cents objets.

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L'emplacement du chaland.

Le calendrier des travaux prévoit la présentation au public de l'épave romaine en octobre 2013. En attendant on peut suivre l'évolution des travaux au musée. 

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Panneaux d'exposition avec fenêtres sur l'extension muséographique.

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Schéma de la présentation publique du chaland.

Musée départemental d'Arles antique : ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h. Fermé le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et le 25 décembre.

http://www.arles-antique.cg13.fr/

Site Arles-Rhône 3 : www.arles-rhone3.fr

Remerciements : ils s'adressent au Musée départemental d'Arles antique pour l'autorisation de photographier ainsi qu'au Conseil général des Bouches-du-Rhône pour l'utilisation des photos de son site Arles-Rhône 3.