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26/10/2010

Le Claps et le saut de la Drôme

Voici une des plus célèbres curiosités du Dauphine, le site du Claps et du saut de la Drôme. Il est situé en région Rhône-Alpes sur la commune de Luc en Diois dans le département de la Drôme. Ce site naturel est classé depuis 2004.

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Vue aérienne du Pic de Luc et du Claps.

C'est lors d'un séisme survenu en 1442 qu'une assise s'est détachée du flanc sud du Pic de Luc. En glissant elle a heurté en aval un éperon calcaire. Cette masse rocheuse s'est divisée et brisée en blocs énormes et a barré la Drôme en deux points. Ainsi s'est formé en amont le Grand lac long de 5 km et d'une profondeur de 60 m et en aval le Petit lac d'une profondeur de 25 à 30 m.

 

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Carte de localisation.

 

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Le Pic de Luc et l'amas de rochers.

 

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Le chaos de blocs.

Le Grand lac et le Petit lac se comblèrent au cours des siècles et sous l'action de l'homme. Dès l'époque romaine, une voie menant aux Alpes suivait le cours de la Drôme. La catastrophe de 1442 interrompit les chemins des hommes et celui de l'eau. Ce dernier fut rétabli en 1837, quand le percement d’un énorme bloc, le «Grand-Papa», permit à la rivière de s’écouler à nouveau librement en formant le Saut de la Drôme. Le fond plat des lacs, libéré des eaux, fut par la suite mis en culture.

 

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Le site touristique.

La route de Crest à Gap par le col de Cabre fut rétablie en 1802. Cette route impériale passait à flanc du Pigeonnier. C’est maintenant un sentier de randonnée. Une nouvelle route, contournant le Petit Lac, fut ouverte en 1835. Elle offre un parcours pittoresque au milieu des blocs et des vues remarquables sur l’ensemble du site. Enfin, le chemin de fer franchit en 1894 le site du Claps par un majestueux viaduc, rénové en 1976, et deux tunnels.

 

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Blocs rocheux de part et d'autre de la route menant à Die.

Le site du Claps et du saut de la Drôme est protégé et a été classé en raison de son intérêt paysager et pittoresque. Il couvre une superficie de 475 ha et comprend dans son périmètre le Claps, la montagne de Clamontard (1164 m) et le pic de Luc (1084 m). Le site présente de nombreux intérêts touristiques et piscicoles et une faune et une flore variée. On y trouve en effet la truite, l'écrevisse à pattes blanches, une population de chamois qui parcourt les éboulis, l' Aigle royal le Faucon pèlerin le Grand-duc, l'Hirondelle rousseline. On y a observé la plus grande sauterelle européenne, la Magicienne dentelée. Le Myosotis à fleurs minuscules est une espèce rare inscrite au "livre rouge" de la flore menacée en France. Cette plante très discrète aux petites fleurs bleues n'est connue en France que de quelques stations dans le Haut-Diois (dont le Claps) et d'une seule dans les Hautes-Alpes.

 

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Coin de baignade au saut de la Drôme.

Le site du Claps permet la pratique de multiples activités, via ferrata, nombreuses voies d'escalade, randonnées, baignade. Le village de Luc en Diois qui est situé à proximité était à l'époque romaine Lucus Augusti capitale des Voconces. On y trouve de nombreux vestiges, murs et colonnes antiques, sarcophage, tête sculptée, inscription dans un mur d'habitation. Les musées de Die et de Valence présentent du mobilier archéologique provenant de ce site au riche passé.

 

Pour se rendre sur le site du Claps: par l'autoroute A7 prendre la sortie 16 (Loriol-sur-Drôme) se diriger vers Die et par la D 93 jusqu'à Luc-en-Diois. Le site du Claps se trouve à 2 km au sud de Luc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18/10/2010

Publications sur Lattara

A l'occasion de l'exposition temporaire "Les objets racontent Lattara" au Musée Henri Prades de Lattes, un catalogue vient d'être édité sous la direction de Lionel Pernet et Michel Py. Il est paru dans la collection Archéologie de Montpellier Agglomération aux éditions errance.

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Catalogue de l'exposition "Les objets racontent Lattara".

La revue bimestrielle L'archéo-Théma vient de sortir un dossier consacré à la cité antique de Lattes, le musée archéologique, la philosophie de la Région pour le site de Lattara.

 

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L'archéo-Théma 11 novembre-décembre 2010.

Il faut signaler le magnifique ouvrage de Michel Py paru dans la collection Hauts lieux de l'Histoire aux éditions errance en décembre dernier qui raconte l'évolution du comptoir gaulois méditerranéen entre Etrusques, Grecs et Romains. C'est un beau livre de 343 pages qui est entièrement illustré par des photographies en couleur. C'est un ouvrage qui s'adresse à la fois au grand public tout comme aux archéologues chevronnés. On peut se procurer ces publications à l'accueil du Musée Henri Prades.

 

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17/10/2010

Les objets racontent Lattara : exposition au Musée Henri Prades à Lattes

 

"Les objets racontent Lattara" à la découverte des premiers habitants de Lattes. Du 16 octobre au 30 avril 2011, le site archéologique Lattara, musée Henri Prades de Montpellier Agglomération présente une perception renouvelée de l'agglomération antique de Lattara et de ses environs. Proposée en partenariat avec l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l'exposition temporaire "les objets racontent Lattara" permet d'appréhender l'histoire d'un site fréquenté pendant plus de 700 ans par les Gaulois, les Etrusques, les Grecs et les Romains, entre la fin du VIe siècle avant J.-C. et le début du IIIe siècle après J.-C.
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Vue aérienne de Lattara et de ses environs avec mention des lieux-dits.

 

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Plan de Lattara et de ses extensions entre les deux bras du Lez.

 

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Maquette de la ville antique de Lattara.

La nouvelle exposition temporaire "Les objets racontent Lattara" renouvelle la vision de ce qu'a pu être la cité antique de Lattara. Des pièces inédites et restaurées sont présentées aux visiteurs. Aux côtés d'une statue de guerrier restaurée, d'une mosaïque découverte en 1968 et jamais montrée à Lattes, de trésors monétaires grecs et gaulois en argent, d'une céramique étrusque et de nombreux autres objets, le public découvrira une maquette de la ville et la reconstitution d'une maison en terre des années 200 avant J.-C.

 

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Vue générale de l'exposition.

 

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Reconstitution d'une maison gauloise.

 

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Statue archaïque de guerrier en calcaire: fin du VIe s. ou premières années du Ve s. av. n. ère.

 

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Restitution du guerrier.

 

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Deux bassins en bronze découverts en 1896 au domaine de Soriech VIe-Ve s. av.n.ère, fibule annulaire hispanique: Lattes La Cougourlude, fin du VIe s. av. n. ère.

 

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Amphores étrusques, datation: -425/-400.

 

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Cratère: céramique attique à figures rouges, datation: -350.

 

Le parcours de l'exposition : c'est un voyage dans l'histoire de Lattes, de ses origines étrusques à la disparition du port romain, mais aussi dans l'histoire de la recherche de ce site lagunaire qui est proposé en trois étapes. L'histoire des fouilles est retracée dans la première partie de l'exposition avec une série d'une vingtaine de clichés des années 1960 à 2009. Depuis 1960, c'est plus d'un millier de personnes qui se sont succédé sur les fouilles, des dizaines d'étudiants qui s'y sont formés. Les vues aériennes du site et les photos de fouilles en cours permettent de se faire une idée des conditions parfois difficiles des premières recherches. La période protohistorique entre 500 et 120 avant J.-C. est évoquée par des objets qui racontent les temps forts de la Lattes antique: sa fondation en 500 avant J.-C. par les Etrusques, le guerrier Etrusque, le sanctuaire du Mas de Causse où 313 disques en bronze ont été mis au jour, et les sépultures archaïques des environs de la ville antique. Lattara romaine, 120 avant J.-C. et 200 après J.-C. à cette époque, la ville compte entre trois et six mille habitants, et occupe une vingtaine d'hectares. Une mosaïque romaine découverte sur le site archéologique en 1968 est montrée ici pour la première fois au public.

 

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Pressoir à huile, datation: -400.

 

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Trésor n°3 (monnaies à la croix) argent, milieu du IIe s. av. n. ère.

 

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Mosaïque à décors géométriques, Ie siècle av. J.-C.

 

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Enduit peint, Lattes zone portuaire. Datation: +75/+125.

 

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Pesons de tisserand, époque romaine.

 

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Reconstitution d'un métier à tisser.

 

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La métallurgie dans la ville de Lattara, creuset et scories,massette, pince de forgeron, petite enclume.

 

Une grande carte de la Méditerranée rappelle les contacts à longue distance établis par les Lattarenses: Egypte, Grèce, Italie, Afrique du Nord, péninsule ibérique. Des objets issus de toute la méditerranée illustrent la diversité de ces trafics (amphores, céramiques, parures). Enfin, on découvre dans cette section l'artisanat antique: céramique, tissage et filage ainsi que le travail des métaux.

 

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Evocation de Lattara port ouvert sur la Méditerranée.

 

Sources: Dossier de presse Montpellier agglomération.

Les objets racontent Lattara, catalogue d'exposition sous la direction de Lionel Pernet et Michel PY-éditions errance.

 

Site archéologique Lattara, musée Henri Prades

390, route de Pérols

34970 Lattes

Tél. : 04 67 99 77 20

 

Horaires

Lundi, mercredi, jeudi et vendredi : 10h-12h et 13h30-17h30.

Samedi, dimanche et jours fériés :14h-18h, et 14h-19h lors d'expositions temporaires.

Fermé le mardi.

museearcheo.montpellier-agglo.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10/10/2010

La gravure pariétale paléolithique de la vache dans la grotte de Laroque II (Hérault)

C'est en 1967 que le préhistorien Michel Lorblanchet a découvert en examinant attentivement les parois d'une des grottes situées sur la commune de Laroque (à proximité de Ganges) une fine gravure de bovidé qui est associée à des signes et des traits. La cavité est classée à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1990. Il s'agit de l'unique site de l'Hérault recélant des traces d'art pariétal du Magdalénien supérieur.

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L'entrée de la grotte de la vache

La grotte est située sur la rive gauche de la gorge que le fleuve Hérault a creusée dans le massif jurassique du Thaurac en aval de Ganges. Son entrée se trouve à environ 80 m au-dessus du lit de l'Hérault. La cavité est connue depuis 1664,  elle a été fouillée à plusieurs reprises, notamment par P.Gervais et Cazalis de Fondouce. Ce n'est qu'en 1905 qu'un article sommaire rendant compte de ses recherches est publié par E Gimon dans le Bulletin de la Société Préhistorique Française. Il fait état de 1500 pièces lithiques et d'une douzaine d'instruments en os découverts sur le site. Ce mobilier qui est déposé au musée de Nimes a été reétudié par G. Ravoux et publié en 1966 dans le Bulletin de la Société Préhistorique Française. Il attribue au Magdalénien V l'ensemble de l'outillage découvert. En 1955 A. Nourrit a effectué des sondages dans le porche de la grotte. Il a découvert quelques pièces solutréennes dont une feuille de laurier. Il a également découvert de l'industrie du Magdalénien supérieur sur un mètre d'épaisseur. Cela démontre l'existence de plusieurs niveaux dans la cavité. En 1979 F.Bazile a réalisé une fouille de sauvetage dans le couloir de la grotte ou subsistaient encore quelques témoins des dépôts ayant livré le Magdalénien supérieur. Deux niveaux d'habitat ont été mis en évidence par la fouille, séparés par un petit niveau caillouteux stérile. Le niveau 1 fossilisé par un plancher stalagmitique a livré quelques lamelles à dos et un grattoir. Il correspond vraisembablement au Magdalénien supérieur fouillé par E.Gimon. Le niveau 2 a aussi livré quelques lamelles à dos et de l'outillage en os avec plusieurs fragments de sagaies. On pourrait le rattacher au Magdalénien moyen.

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Plan de la cavité

Cette petite cavité a une longueur de 18 m et sa largeur varie de 2 à 4 m. C'est dans le porche qui est bien éclairé par le jour que la gravure paléolithique a été découverte sur la paroi droite formant banquette et à 1 m au-dessus du sol de la grotte. Une fine pellicule de calcite recouvrait la gravure, ce qui en assurait l'authenticité.

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Emplacement de la gravure sur la paroi lissée par le passage des hommes et des animaux, au centre de la photo

La figure représente un bovidé de 40 cm finement gravé, de profil, la tête tournée vers l'intérieur de la grotte. Si volontairement le mufle de l'animal est très schématique en revanche la patte arrière est d'un réalisme parfait. De par son allure générale M. Lorblanchet situe cette gravure vers le sommet de l'art pariétal. Cet auteur a également relevé sur la paroi des signes et traits associés à la gravure du bovidé. On citera notamment un signe en pointe de flèche ou blessure sur le cou du bovidé, placé derrière l'oreille, en haut de l'encolure. Quelques traits gravés en avant du bovidé dont les incisions sont plus fines encore que celles du bovidé sont difficilement lisibles.

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La gravure paléolithique de la vache, grotte  de Laroque

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Ce que l'on distingue très nettement de la gravure

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Relevé des gravures effectué par M. Lorblanchet

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Détail de la tête du bovidé de Laroque

 

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La patte arrière du bovidé de Laroque

 

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Industrie lithique de la grotte de Laroque, burins, grattoirs

M. Lorblanchet souligne l'originalité des gravures de Laroque. Elles peuvent être datées du Magdalénien récent par leur style et par le type des signes associés qui n'ont aucun similaire parfait, ni dans la région méditerranéenne ni dans la zone franco-cantabrique. Comme le suggérait il y a plus de quarante ans M. Lorblanchet je suis depuis longtemps convaincu que l'on devrait examiner avec attention les parois des grottes qui ont livré de l'industrie paléolithique dans notre région car d'autres découvertes de gravures pariétales ne sont pas à exclure. Je suis également persuadé qu'on découvrira un jour dans le département de l'Hérault ou du Gard une grotte recélant des peintures préhistoriques comme à Lascaux ou à Chauvet.

 

Solutréen: c'est l'une des dernières phases du Paléolithique supérieur, période extrêmement froide et sèche de la dernière glaciation dont les datations sont comprises entre environ 22000 et 17000 ans avant notre ère.

Magdalénien: c'est la dernière phase du Paléolithique supérieur que l'on date entre 17000 et 10000 ans avant notre ère.

Feuille de laurier: outil préhistorique de pierre taillée caractéristique de la période du Solutréen.

 

Bibliographie:

P.Gervais. - Zoologie et paléontologie générales, p. 49

E. Gimon. - Une grotte magdalénienne à La Roque, B.S.P.F., 1905

M. Lorblanchet. - Découverte de gravures pariétales paléolithiques dans la grotte de La Roque, B.S.P.F., 1967

G. Ravoux.- La grotte magdalénienne de La Roque, B.S.P.F., 1966

J.L. Roudil.-Informations Gallia Préhistoire, volume 23, 1980

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Feuille de laurier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

05/10/2010

Sortie à Ampurias

Voici un compte-rendu en images de notre sortie à Ampurias fin septembre. Pour l'historique du site voir ma note précédente. J'espère que ce reportage photo vous donnera envie d'aller visiter ce site extraordinaire. De nouvelles recherches archéologiques ont lieu sur le site qui a fait l'objet de nouveaux aménagements (signalétique trilingue, restaurations).

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Système de filtrage de l'eau utilisant des amphores

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Nous observons des citernes

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Visite de la cité grecque avec en toile de fond la baie de Rosas

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Statue d'Asklépios-Esculape le dieu de la médecine dans la Grèce antique

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Notre groupe devant une mosaïque de la période Grecque

 

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Vitrine avec au fond à gauche dépôt de bronzes trouvés à Sant Marti d'Empuries 9 e siècle BC, devant à gauche céramiques de la nécropole Parralli près d'Ampurias, âge du bronze 8 e- 7 e siècle BC, à droite céramiques de Sant Marti d'Empuries 650-575 BC

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Mobilier de la nécropole à incinération de Vilanera 650-575 BC

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Objet d'habillement personnel de la période Grecque

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Emblème de mosaïque polychrome du Ier s. BC représentant le sacrifice d'Iphigenia

 

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Cratère grec

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Sculpture grecque du IIe siècle av. J.-C représentant Asklépios dieu de la médecine

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Détail de la chaussure

Après avoir déambulé dans la partie grecque du site et vu le musée archéologique, nous terminons la visite par la découverte de la cité romaine.

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Sol pavé de marbre

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Quartier des "domus" (demeures des classes aisées)

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Autre vue des domus

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Sol mosaïqué d'une domus

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Autre sol mosaïqué

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Sol mosaïqué orné de swatiskas

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Porte sud d'entrée de la ville romaine

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Tronçon de l'enceinte antique rectangulaire qui entoure le site romain

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Mode de construction de l'enceinte antique

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Vue du forum (place publique)

Le site d'Ampurias se visite tout au long de l'année, pour plus de renseignements : museo_de_arqueologia_de_cataluna-empuries.html